2012 où Roland Emmerich annonce la fin du monde dans son film-évènement catastrophe
Après s’être fait connaitre avec Independance Day et Gozilla entre une histoire d’extra-terrestre et de lézard géant qui avaient envahit la planète, Roland Emmerich revient explorer une autre catastrophe menaçant (sérieusement) la planète toute entière d’ici 2012. Il s’inspire fidèlement des théories annoncées par le calendrier maya dans lequel l’année 2012 serait au coeur de toutes les cultures, religions et gouvernements même si un groupe de survivants vont tenter de survivre…
Comme à son habitude, Roland Emmerich fait encore très fort dans 2012 en mélangeant toutes sortes d’effets spéciaux inimaginables. Ce film avait été annoncé comme l’un des plus gros buzz médiatiques des médias. Je le confirme ainsi, il est devenu l’un des sujets le plus vu du blog (4252 lectures)… Mais avant toute chose, j’ai décidé de prendre mes responsabilités et d’aller le voir avec un ami dimanche dernier tellement qu’il a ébranlé notre curiosité. Ce film affichait complet, nous étions dans l’une des plus grandes salles du Méga CGR (230 places assises) et nous nous sommes installés dans les premiers rangs devant un bel écran immense pour admirer l’une des plus grandes catastrophes jamais réalisées au cinéma…
L’ayant vu, Roland Emmerich apporte à son film de 2H40 une réalisation nerveuse et efficace caractérisée par un univers virtuel impeccable bourré d’effets spéciaux inimaginables qui a satisfait à nos attentes de spectateur même si l’histoire reste totalement prévisible lorsque que l’on voit les plaques tectoniques se mettant à glisser, provoquant de multiples séismes et détruisant Los Angeles. Elle permet aussi de suivre les aventures de ce jeune romancier, Jackson Curtis (John Cusack) et de sa famille qui se jettent à corps perdu, comme des millions d’individus, dans un voyage désespéré. Tous ne pourront pas être sauvés… Tel est l’intérêt d’un grand film qui suscite bien d’autres questions de moralité lorsqu’il s’agit de sauver la population. On a affaire à des enjeux politiques, financiers et médiatiques où tout est contrôlé par le Gouvernement américain et autres… Seul un homme va faire réfléchir tout ces politiques, il s’agit du professeur Adrian Helmsley (Chiwetel Ejiofor), excellent dans son rôle de médiateur…
Roland Emmerich traite le sujet sérieusement avec une maitrise totale de son scénario et de ses décors virtuelles. D’ailleurs, son film nous dévoile des scènes hyper impressionnantes : volcan en éruption, collision avec l’Everest ou encore de jolies cascades en limousine… On restera sans voix lorsque l’on assistera à la destruction de la Maison Blanche par un gigantesque tsunami. Bien d’autres rebondissements feront surgir cette terrible catastrophe malgré certaines invraisemblances, notamment l’ami de Kate (Amanda Peet) qui affirme savoir piloter un espèce de boeing russe au point d’éviter des grattes-ciel ou des morceaux de roche en fusion.
Le casting tient bon, chacun joue son rôle simplement sans excès excepté le Président américain (Danny Glover) qui donne l’exemple en se rapprochant de la population où lorsque l’on voit des personnes qui se retrouvent ensevelies par cette catastrophe. On regrette fortement que la Reine d’Angleterre n’en ait pas fait autant comme le prévoyait la monarchie anglaise
Roland Emmerich signe 2012, un bon film américain mettant en scène un héros qui essaie de sauver sa famille, ses proches par n’importe quelle situation démesurée (surtout à la fin).
Peu original, mais à défaut, il offre un spectacle divertissant qui rendent les effets spéciaux surprenants dans des décors (assez) impressionnants.
Les bande-annonces se trouvent ICI.
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- Cinematon - La critique de 2012 est http://www.cinematon.fr/2012-ou-roland-emmerich-annonce-la-fin-du-monde-dans-son-film-evenement-catastrophe/






Nous y sommes allés hier soir en famille. Alors j’ai pas mis mes impressions à chaud parce que trop tard, c’est tout de même un film assez long. Autant j’ai bien aimé toute la première partie, à grands renforts d’effets spéciaux spectaculaires il faut bien l’avouer (sauf que si vous avez vu le taiser, vous avez tout vu). Autant toute la partie finale, avec l’arche et le bout de métal et tuyau qui bloquent une porte immense avec des engrenages de la taille d’un dinosaure, j’ai trouvé un peu long et sincèrement poussé par les cheveux. Un homme seul, avec son bambin de 10 ans qui n’a pas plus de force qu’un puceron à peine sorti de l’oeuf vont arriver par miracle à débloquer cette porte et ceci sous l’eau pour corser le tout. Chacun sait qu’en plus sous l’eau on a une force de nouveau né. Je passerai aussi sur le discours cliché et moraliste du scientifique pour faire prendre conscience aux riches (qui ont pu se payer une place dans les arches (encore une référence biblique bien cliché)) et autres puissants de ce monde (enfin ce qu’il en reste) qu’il faut sauver un maximum de personnes (enfin ce qu’il en reste aussi, sachant que ces personnes sont tout de même des privilégiés qui n’ont pas pu accéder à leur arche en panne…).
Bref, un bon divertissement en soit, impressionnant d’effets spéciaux, moralisateur (on en attendait pas moins des américains) et cliché à souhait.
On passe un bon moment avec ses enfants mais ce qu’il en reste le lendemain, ben pour moi pas grand chose, sinon que si les scénaristes n’arrivent plus à me surprendre sur ce genre de cinéma, les infographistes et autres spécialistes FX, eux, m’épatent chaque jour un peu plus.
A voir donc, si vous avez envie de passer un bon moment.
Je tiens juste à souligner qu’ils ont préféré traiter le sujet avec bp d’humour et improbabilités flagrantes, ce qui a pour conséquence de dédramatiser l’évènement et en cela je trouve cela plutôt bien, même si là aussi l’humour laissait un peu à désirer et était aussi très cliché. Mais au moins, ils ne se sont pas pris vraiment au sérieux et le film reste donc un film à prendre avec la fiction qui lui convient et pas comme un documentaire futuriste sur le 21 décembre 2012…
Merci Yoann de ta critique sur le film 2012. Très intéressante de la lire en comparaison de la mienne, j’y ai pu voir qq différences sur ce film à grand spectacle doté d’effets spéciaux surprenants dans des décors impressionnants.
Merci
Plutôt d’accord avec William…
Chronique (que vous retrouverez sur Cinemania bien sûr):
Note: 13,5/20
3 étoiles sur 5: ***
Samedi 21 Novembre – 15h55 – UGC Ciné Cité Les Halles.
Me voilà devant la borne UGC. “Il n’y a plus de places disponibles pour cette séance”.
Horreur! Après avoir affronté le capricieux RER B, les couloirs grouillants de Chatelet et la file d’attente devant cette même borne… Je me retrouve soudain bien désemparé… Que faire? Prochaine séance… 18h55. Pff… Mais ma curiosité (au cas où certains ne l’auraient pas encore compris) est si tenace… que je réserve ma place pour cette future séance. Au bout d’une fin d’après midi tumultueuse où j’ai suivie une amie qui voulait à tout prix trouver le livre le plus introuvable de la capitale (qu’elle a fini par trouver encore heureux!) me voilà dans la salle 10 du plus grand UGC d’Europe (salle remarquable). Ca grouille de monde. Dur de trouver 3 places assises côte à côte. On finira par trouver… tout devant. Me voilà donc au premier rang pour la fin du monde… Les lumières s’éteignent… et c’est parti pour 2 heures et 30 minutes de grand spectacle…
Après quelques images spatiales assez classiques et un soleil pas content du tout qui crache des flammes vraiment très hautes, après des calculs scientifiques à faire palir de peur un littéraire, voilà qu’un gentil papa arrive en trombe devant la maison de son ex-femme. Le sol tremble beaucoup et après s’être extirpée de dessous la table de cuisine, la petite famille embarque dans la voiture du gentil papa. Et moteur, action! Propulsés comme dans le canon de Space Mountain nous voilà au coeur de la fin de la Californie. Les immeubles s’écroulent, le sol se soulève, les RER volent (là je relativise les problèmes techniques de la RATP), la terre se déchire et les flammes dévorent tout sur leur passage. Titanesque. Les épileptiques sont déjà dans les pommes. Mais les spectateurs qui attendaient des effets spéciaux époustouflants et un divertissement digne d’une attraction du Futuroscope… ceux-là doivent être aux anges!
Le reste du film sert à peu près la même soupe avec une éruption volcanique au coeur du parc de Yellowstone vraiment impressionnante, le Vatican qui se couche sur ses fidèles (à prendre au sens propre), Washington submergé, Las Vegas écartelée, Hawai carbonisée, le Tibet inondé, etc… Un film catastrophe XXL qui réunit tous les ingrédients du genre (des meilleurs aux plus grotesques), une sorte de “Jour d’après” survitaminé.
J’avais peur que l’orgie d’effets ne provoque chez moi une indigestion… et en fait c’est plutôt bien passé (ça doit être grâce au thé du moine tibétain).
Alors bien sûr le scénario est très moyen, les personnages caricaturaux et les péripéties assez saugrenues. Mais on savait bien que Emmerich n’est pas Hitchcock ou Spielberg et que tout ce qu’on pouvait attendre c’était des images renversantes. Et de ce côté là, je trouve que c’est très réussi!
De plus, je trouve assez injuste de dire que “2012″ vaut uniquement pour ses effets spéciaux.
Le film a le mérite de ne pas trop se prendre au sérieux et de s’assumer à 200% comme un gros divertissement populaire. L’humour est très présent. Parfois limite, ce qui enlève de la crédibilité. Mais parfois assez bienvenu comme la séquence de la voiture à commande vocale, tellement absurde et destabilisante, que tout le monde a applaudi!^^ Ca parait incongru d’avoir une telle scène dans un tel film et pourtant Emmerich a osé le faire, et ça marche pas trop mal! Comme au cirque, on se laisse éblouir par les pirouettes et la magie et on n’apprécie une dose d’humour, même basique… Du gros divertissement comme je le disais plus haut… Mais il en faut bien aussi non? De nombreux autres clins d’oeil parcourent le film (comme l’apparition d’Elisabeth II ; dommage que le président français n’a rien à voir avec Sarkozy…^^).
D’autre part, le scénario a tout de même quelques bonnes idées, notamment dans la première partie. Même si j’ai trouvé la mise en place un peu longuette, je trouve que la dose de mystère distillée tout au long de la première heure est vraiment bienvenue! On découvre quelques uns des préparatifs de l’après “fin du monde” et je trouve ça vraiment original! Même si les erreurs et incohérences géopolitiques font légion, mais c’est le genre qui veut ça… (un genre qui il faut l’avouer a bien besoin de se renouveler autrement que visuellement).
La séquence des “vaisseaux” (gardons ce terme pour ne pas spoiler) est assez sympathique et notamment la découverte des gigantesques hangars… Pour le coup, les décors sont vraiment réussis et assez stupéfiants.
Enfin, au vu des nombreuses critiques, je m’attendais à un film “America’s back!” avec des messages pro-patriotiques toutes les deux minutes. Alors oui, les valeurs US (surtout au niveau de la famille) sont très présentes. Mais j’ai été surpris d’un cynisme radical (presque caricatural), vraiment pas à la gloire des américains… (et même des grandes puissances). Un aspect du film surprenant et qui n’est pas si mauvais que cela. Ca change un peu de la vision miséricordieuse de la part des puissances occidentales.
Bien sûr Emmerich ne fait pas dans la dentelle, bien sûr le scénario est basique (encore qu’on aurait pu avoir pire), bien sûr que les héros sont vraiment invincibles, bien sûr que c’est parfois sirupeux côté sentiments… Mais “2012″ reste avant tout un grand spectacle ébouriffant visuellement et qui ne laisse aucun temps mort (ou presque) au spectateur. Une grosse attraction qui mérite le détour… au cinéma (le film sera plus fade sur un écran réduit) et en VO!