Woody Harrelson et Ruben Fleischer nous souhaitent la Bienvenue à Zombieland !

Incroyable de voir que quarante ans après leur création par le grand George A. Romero, les morts-vivants aient encore la peau dure et continuent d’errer sur terre dans des films souvent captivants. Après tant d’années d’existence, normal en revanche qu’ils soient parodiés par ce Bienvenue à Zombieland (c’est moi ou on met des bienvenues dans les titres français ?) qui veut réitérer le succès du britannique Shaun of the Dead aux Etats-Unis. Même si le film n’égale pas le chef-d’oeuvre d’Edgar Wright, il possède ses propres qualités.

Le film nous raconte la vie quotidienne de Columbus, ancien no-life branché sur World of Warcraft qui est aujourd’hui contraint de sortir le nez dehors après qu’une invasion de zombies ait grangréner les Etats-Unis. Il rencontre sur sa route Tallahassee qui lui a décidé de se convertir en dézingueur de zombies expéditif et solitaire, ainsi que Wichita et Little Rock, deux soeurs qui passaient auparavant leur temps à arnaquer les mâles stupides. Tous se dirigent vers Los Angeles où ils espèrent s’abriter dans un parc d’attractions hors de portée des zombies.

Columbus (Jesse Eisenberg) survit dans un monde infesté de zombies : ça change de World of Warcraft !

Columbus (J. Eisenberg) survit dans un monde infesté de zombies : ça change de World of Warcraft

Alors que Lire la suite de cet article »

Terry Gilliam se lâche dans L’Imaginarium du Docteur Parnassus

Décidément, Terry Gilliam est un cinéaste qui a la poisse : après son chef-d’oeuvre Brazil qui n’a failli jamais sortir au cinéma, après le fabuleux conte Les Aventures du Baron Munchaüsen dont le tournage aurait pu ne jamais finir, après le projet avorté L’Homme qui tua Don Quichotte qui a donné lieu au making of catastrophe Lost in la Mancha, voilà que le décès tragique de Heath Ledger a bien failli avoir raison de L’Imaginarium du Docteur Parnassus ! Heureusement, ami commun de Gilliam et de Ledger, Johnny Depp propose ses services limités (3 jours de tournage seulement) pour éviter le naufrage du film, bientôt rejoint par Jude Law et Colin Farrell. Non seulement, ce remplacement au pied levé est déjà devenu historique et participe pleinement au foisonnement de l’oeuvre, mais en plus, il semble avoir conjuré le sort pour Gilliam qui va bientôt pouvoir reprendre le tournage de son fameux Don Quichotte, certes sans Johnny Depp, mais avec un nouvel acteur que Gilliam a refusé de révéler le nom, “par superstition”.

Tony (Heath Ledger) vous invite à traverser le miroir pour entrer dans l'imaginaire infini du Docteur Parnassus... à moins que ce ne soit celui de Terry Gilliam.

Tony (Heath Ledger) vous invite à traverser le miroir pour entrer dans l'imaginaire infini du Docteur Parnassus... à moins que ce ne soit celui de Terry Gilliam.

Ce sauvetage in extremis de L’Imaginarium du Docteur Parnassus permet en tous cas au film de laisser Gilliam donner son imagination la plus débordante Lire la suite de cet article »

Cary Fukunaga nous emmène en exode avec Sin Nombre

Prix spécial du jury au dernier festival de Deauville et parti triomphant de Sundance, le film mexicain Sin Nombre nous raconte l’histoire de Willy (Edgar Flores), un jeune gangster qui tue son boss et qui, traqué par le reste de la bande, s’enfuit sur un train partant pour les Etats-Unis. Là, il rencontre Sayra (Paulina Gaitan) et sa famille qui ont quitté l’Honduras pour le New Jersey… Parlant de la condition difficile des sud-américains voulant traverser la frontière américaine, Sin Nombre est un film original et bouleversant, refusant de céder à la facilité du genre dramatique.

Sayra (Paulina Gaitan) et Willy (Edgar Flores) sur le toît du train qui les emmènera peut-être jusqu'aux Etats-Unis.

Sayra (Paulina Gaitan) et Willy (Edgar Flores) sur le toît du train qui les emmènera peut-être jusqu'aux Etats-Unis.

En effet, le réalisateur Cary Fukunaga Lire la suite de cet article »

La science-fiction urbaine à l’honneur au Lux à Caen…

Inutile de commencer mes études à Caen pour entendre parler du cinéma Lux, le meilleur cinéma de la région donnant fréquemment des rendez-vous incontournables aux cinéphiles les plus curieux ! Le prochain à ne pas manquer est la soirée des villes imaginaires qui se tiendra le 27 octobre à partir de 20h30. Au programme, deux classiques signés Fritz Lang et Terry Gilliam, en VOST comme toujours : une belle occasion de les (re)découvrir sur grand écran.

L'impressionnante Metropolis de Fritz Lang.

L'impressionnante Metropolis de Fritz Lang.

La soirée commence donc à 20h30 avec Lire la suite de cet article »

Thirst, le nouveau choc de Park Chan-Wook

Cela fait déjà plusieurs années que le cinéma de genre coréen explose, porté par deux excellents cinéastes : Bong Joon-Ho (The Host) et Park Chan-Wook. Ce dernier avait déjà prouvé toute sa virtuosité et son savoir-faire technique avec son immense chef-d’oeuvre Old Boy (2004), libre adaptation bouleversante du Comte de Monte-Cristo couronnée d’un Grand Prix mérité à Cannes. Il revient avec une autre adaptation asiatique et moderne d’un classique français – Thérèse Raquin d’Emile Zola – pour Thirst, romance vampirique étonnante récompensée, une fois n’est pas coutume, par le Prix du jury à Cannes cette année. S’il n’est pas de la grandeur d’Old Boy, ce dernier film de Park ne finit pas de surprendre son spectateur…

Le prêtre Sang-hyun (Song Kang-Ho) se laisse tenter par sa nouvelle soif.

Le prêtre Sang-hyun (Song Kang-Ho) se laisse tenter par sa nouvelle soif.

Premièrement, Park Chan-Wook a la grande idée de faire de son vampire un prêtre catholique, évidemment plus touché par son horrible condition et par les nombreuses tentations qui s’offrent à lui, sexuelles et meurtrières. De là à dire que Thirst est un film blasphématoire – comme le laissait penser la polémique autour de l’affiche du film -, il y a quand même un sacré pas que Park refuse de franchir tant son personnage de prêtre luttera jusqu’à la fin pour être fidèle à ses principes Lire la suite de cet article »

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