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	<title>Cinematon &#124; Critique de films &#187; BMWC</title>
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		<title>Colin Firth et Geoffrey Rush magistraux dans le magistral Le Discours d&#8217;un Roi</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Feb 2011 23:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BMWC</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après avoir reçu le prix du public au Festival de Toronto, alors que Colin Firth triomphe aux Golden Globes &#8211; et très certainement aux Oscars -, Le Discours d&#8217;un Roi sort enfin sur les écrans français. Le film raconte l&#8217;histoire véritable du roi d&#8217;Angleterre George VI (Colin Firth), père d&#8217;Elizabeth II qui est incapable de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après avoir reçu le prix du public au Festival de Toronto, alors que Colin Firth triomphe aux Golden Globes &#8211; et très certainement aux Oscars -, <strong><span style="text-decoration: underline;">Le Discours d&#8217;un Roi</span></strong> sort enfin sur les écrans français. Le film raconte l&#8217;histoire véritable du roi  d&#8217;Angleterre George VI (<strong>Colin Firth</strong>), <a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/12/120-HD.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-14936" title="120 HD" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/12/120-HD-230x300.jpg" alt="" width="161" height="210" /></a>père d&#8217;Elizabeth II qui est incapable de dire une phrase sans bégayer. Pour faire meilleure impression lors de ses nombreuses interventions publiques, il suit, sur les conseils de son épouse (<strong>Helena Bonham Carter</strong>), les cours de Lionel Logue (<strong>Geoffrey Rush</strong>), acteur raté qui s&#8217;est converti en professeur de diction peu conventionnel. Alors que son frère Edward VIII (l&#8217;inestimable <strong>Guy Pearce</strong>) abandonne le pouvoir, George VI s&#8217;assoit bien malgré lui sur le trône alors que le Royaume-Uni ne va pas tarder à entrer en guerre contre l&#8217;Allemagne nazie&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Le film prend donc pour point de départ cet épisode presque anecdotique de l&#8217;histoire d&#8217;Angleterre, <span id="more-15763"></span>mais qui n&#8217;est pas non plus sans importance car l&#8217;enjeu du film sera comment ce bègue parviendra-t-il à convaincre ses citoyens de s&#8217;engager dans la plus terrible Guerre de l&#8217;Histoire. Une petite Histoire dans la Grande des plus originales qui nous laisse à penser que Nicolas Sarkozy pourrait aussi prendre quelques cours de français&#8230; En tous cas, <strong>Tom Hooper</strong>, dont ce n&#8217;est que le troisième film pour le cinéma, s&#8217;en tient à la personnalité de son protagoniste. <a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/02/19642780.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110121_0532301.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-15788" title="19642780.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110121_053230[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/02/19642780.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110121_0532301-300x199.jpg" alt="" width="240" height="159" /></a>Pour cela, <strong>il peut compter sur Colin Firth qui, d&#8217;avantage que bégayer à merveille, passe sans cesse d&#8217;un registre comique à dramatique de manière incroyablement naturel</strong>. De ridicule, son personnage devient ainsi de plus en plus attachant et émouvant à mesure que son angoisse du pouvoir grandit. Face à lui, Geoffrey Rush est très drôle dans son insolence, ne cessant de ramener le roi sur Terre, de lui faire oublier ses principes princiers. Quant à Helena Bonham Carter, bien loin des pitreries de Tim Burton, elle est une épouse dévouée et pince-sans-rire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Le Discours d&#8217;un Roi</span> </strong>n&#8217;est pas seulement un grand film d&#8217;acteurs, mais aussi une très agréable surprise par sa réalisation. <strong>Tom Hooper évite les pièges de l&#8217;académisme et sa fresque impressionne avant tout par sa modestie</strong> : ne jouant jamais sur la cour des grands budgets, Hooper préfère les décors simples (comme le cabinet de Logue) <a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/02/19642773.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110121_0532111.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-15787" title="19642773.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110121_053211[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/02/19642773.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110121_0532111-300x163.jpg" alt="" width="240" height="130" /></a>et l&#8217;intimité, baignée par la musique encore fabuleuse d&#8217;Alexandre Desplat (voilà un compositeur dont on reconnaît le style !). Et ces choix sont tout à l&#8217;honneur de Hooper qui, s&#8217;il ne signe pas non plus un film d&#8217;auteur, dote tout de même son oeuvre d&#8217;une vision, la tourne vers une vraie direction. C&#8217;est pourquoi Le Discours d&#8217;un Roi devient rafraîchissant dans le cinéma historique souvent lourd. <strong>Tom Hooper ne prétend jamais à une vision d&#8217;ensemble et préfère se fixer sur la vie de son personnage plutôt que sur la destinée de tout un pays</strong>. Sa caméra, très proche des acteurs, refuse de prendre ses personnages de haut. Et ce jusqu&#8217;au final dans lequel réside sans aucun doute la plus belle idée du film. George VI doit alors lire son discours sur les ondes radiophoniques pour dire aux citoyens britanniques qu&#8217;ils vont partir en Guerre contre l&#8217;Allemagne. Là, le film prend de l&#8217;envergure puisque l&#8217;action prend en compte tout un pays, mais George VI et Lionel Logue restent enfermés dans une petite pièce douillette et Logue dit au roi : « dites-le pour moi, comme à un ami ».</p>
<p style="text-align: justify;">En quelques mots, <strong>un film qui reste donc ancré sur son protagoniste tout en rendant sensible son poids dans l&#8217;Histoire. Un film modeste mais ô combien précieux</strong>&#8230;</p>
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		<title>Ed Harris et Colin Farrell dans un périple éprouvant dans Les Chemins de la Liberté de Peter Weir</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Jan 2011 10:27:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BMWC</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Que ce soit la campagne australienne mystérieuse dans Pique-Nique à Hanging Rock ou la ville factice de The Truman Show, Peter Weir a souvent traiter des relations entre l&#8217;homme et son environnement direct. Logique dès lors qu&#8217;il soit aux commandes de cette adaptation de l&#8217;autobiographie A Marche Forcée (qui entre nous aurait fait un bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Que ce soit la campagne australienne mystérieuse dans <strong>Pique-Nique à Hanging Rock </strong>ou la ville factice de <strong>The Truman Show</strong>, Peter Weir a souvent traiter des relations entre l&#8217;homme et son environnement direct. Logique dès lors qu&#8217;il soit aux commandes de cette adaptation de l&#8217;autobiographie <em>A Marche Forcée <a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19587366.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101108_064228.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-15517" title="19587366.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101108_064228" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19587366.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101108_064228-225x300.jpg" alt="" width="158" height="210" /></a></em>(qui entre nous aurait fait un bien meilleur titre français que ces grotesques &#8220;chemins de la liberté&#8221;) de Slavomir Rawicz qui raconte le terrible périple de ce soldat polonais qui, après s&#8217;être échappé d&#8217;un goulag, a parcouru 6500 km de la Sibérie à l&#8217;Inde, en passant par la Mongolie, le désert de Gobi, la Chine et le Tibet. Le genre d&#8217;expérience qui vous marque un homme. Weir, qui n&#8217;avait plus réalisé depuis <strong>Master and Commander </strong>en 2003, a retrouvé Ed Harris (qui avait reçu l&#8217;Oscar du meilleur second rôle pour <strong>The Truman Show </strong>de Weir), entouré de Jim Sturgess (<strong>Las Vegas 21</strong>), Saoirse Ronan (<strong>The Lovely Bones</strong>), Mark Strong (<strong>Mensonges d&#8217;Etat</strong>) et Colin Farrell.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui frappe le plus est d&#8217;abord la simplicité du film. Le scénario délaisse les questions morales envahissantes pour être au plus près du calvaire de ces hommes. Les paysages, magnifiques, s&#8217;étendent dans des plans larges dont Peter Weir s&#8217;est fait le spécialiste. Rappelant évidemment les grandes fresques de David Lean comme <strong>Lawrence d&#8217;Arabie</strong>, <strong>Les Chemins de la Liberté </strong>est plein<span id="more-15512"></span> d&#8217;une simplicité et d&#8217;une épuration qu&#8217;on ne trouve plus souvent dans le cinéma hollywoodien actuel. Weir compose des plans bruts dans des décors réels de toute beauté sans avoir le besoin d&#8217;en ajouter en artifice.</p>
<p style="text-align: justify;">Et Weir reste fidèle à ses racines, évitant toujours le classicisme paresseux pour inclure des séquences renvoyant aux parti pris de ses débuts.</p>
<p><div id="attachment_15513" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19560923.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101026_1217111.jpg"><img class="size-medium wp-image-15513 " title="19560923.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101026_121711[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19560923.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101026_1217111-300x203.jpg" alt="" width="210" height="142" /></a><p class="wp-caption-text">Le terrible Valka (C. Farrell) et le mystérieux Mr Smith (E. Harris) sont du voyage.</p></div>Notamment dans la traversée du désert de Gobi où de longues scènes de silence en disent plus que les dialogues réconfortants des productions américaines. On touche presque à de l&#8217;expérimental par moments, avec une ambiance funèbre insoutenable et des illusions qui nourissent l&#8217;espoir. Une fois encore, Weir n&#8217;impose rien au spectateur, ne le sous-estime pas en lui rappelant toutes les cinq minutes les enjeux de son histoire, les questions morales qu&#8217;elle implique. A ce titre, la scène d&#8217;ouverture est remarquable dans sa façon d&#8217;introduire une histoire dont le spectateur peut deviner le commencement. Ce n&#8217;est pas à une leçon d&#8217;histoire qu&#8217;il nous invite, mais au partage d&#8217;une aventure humaine éprouvante.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le film est finalement plutôt lent dans son déroulement, il en reste pas moins captivant car l&#8217;histoire racontée est si éprouvante qu&#8217;il est difficile de ne pas s&#8217;identifier immédiatement aux personnages, à admirer leur courage et à ressentir leur calvaire. D&#8217;autant plus qu&#8217;arrivé à un certain moment du film, la question n&#8217;est plus de savoir si les personnages vont survivre au périple mais s&#8217;ils vont savoir rester des hommes. Perdus dans les plaines infinies de sable ou de toundra, ils se rabaissent à des sauvageries qui font froid dans le dos. Malheureusement, on a des personnages plutôt faiblement écrits, pas assez nettement caractérisés pour que cette reconquête de leur humanité soit aussi bouleversante qu&#8217;elle devait l&#8217;être. Le trait est parfois un peu gros et on a souvent du mal à s&#8217;attacher complètement. Cela dépend aussi de la performance des acteurs&#8230;</p>
<p><div id="attachment_15514" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19560924.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101026_1217111.jpg"><img class="size-medium wp-image-15514" title="19560924.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101026_121711[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19560924.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101026_1217111-300x153.jpg" alt="" width="300" height="153" /></a><p class="wp-caption-text">Irena (Saoirse Ronan), seule femme du groupe, au bord du gigantesque lac Baïkal.</p></div>Autant le dire, à l&#8217;exception de la première scène où il est émouvant, Jim Sturgess est plutôt mauvais, en comparaison des monstres qu&#8217;il a face à lui. Colin Farrell joue un <em>urkas </em>(gangster russe) terrifiant dont le russe est tranchant comme un rasoir ; doté de son charisme habituel, Ed Harris porte son personnage au plus haut et en fait un homme qui demeurera solitaire, mystérieux et secret (encore un travail qui aurait pu lui rapporter l&#8217;Oscar !) ; Mark Strong excelle encore dans l&#8217;ambiguïté qu&#8217;on lui connaît ; quant à Saoirse Ronan, du haut de ses 16 ans, elle fait preuve d&#8217;une maturité extraordinaire. Ces acteurs empêchent leurs personnages d&#8217;être transparents ou grossiers, nous transportent avec eux dans leur périple dans ce film que Peter Weir a encore une fois réussi à merveille.</p>
<p><script src="http://widget.cinefriends.com/?L=widget.aj_external_js&amp;what=film&amp;extid=Cinematon&amp;width=480&amp;height=200&amp;noheader=1&amp;film_url=les-chemins-de-la-liberte" type="text/javascript"></script></p>
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		<title>Clint Eastwood déçoit avec son mélodrame fantastique Au-Delà</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Jan 2011 11:10:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BMWC</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avant même la sortie de son dernier film Invictus (qui était déjà un film de commande) fut annoncée la mise en chantier de Hereafter de Clint Eastwood. Projet proposé par Steven Spielberg au réalisateur octogénaire (ils avaient déjà travaillé ensemble sur le dyptique d&#8217;Iwo Jima), le tournage se déroule dans plusieurs pays. Le film suit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Avant même la sortie de son dernier film <strong>Invictus</strong> (qui était déjà un film de commande) fut annoncée la mise en chantier de <strong>Hereafter</strong> de Clint Eastwood. Projet proposé par Steven Spielberg au réalisateur octogénaire<a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/560_168725.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-15320" title="560_168725" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/560_168725-224x300.jpg" alt="" width="157" height="210" /></a> (ils avaient déjà travaillé ensemble sur le dyptique d&#8217;<strong>Iwo Jima</strong>), le tournage se déroule dans plusieurs pays. Le film suit trois histoires différentes qui vont finir par s&#8217;entremêler : l&#8217;ouvrier américain George Lonegan (Matt Damon) est un médium pouvant communiquer avec les esprits de l&#8217;au-delà mais refuse d&#8217;utiliser ce don qui lui rend la vie impossible ; la journaliste française Marie Lelay (Cécile de France), après avoir frôlé la mort lors du tsunami de 2006, est hantée par l&#8217;existence d&#8217;un au-delà au point qu&#8217;elle suspend sa carrière pour en savoir plus ; l&#8217;enfant anglais Marcus (George et Frankie McLaren), vivant dans un quartier défavorisé, ne parvient pas à faire le deuil de son frère jumeau et cherche par tous les moyens de le contacter dans l&#8217;au-delà. Un projet assez atypique pour Eastwood qui ne s&#8217;était auparavant jamais penché sur des histoires fantastiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, Clint Eastwood déçoit toutes les espérances qu&#8217;on portait en ce projet. Même si <strong>Au-Delà</strong> est en continuité avec ses oeuvres précédentes, notamment le fait que, contrairement à <strong>Mystic River</strong>, <strong>Million Dollar Baby </strong>ou <strong>Gran Torino</strong>, les personnages évoluent ici de la mort à la vie, il n&#8217;a clairement pas l&#8217;étoffe de ses prédécesseurs. <span id="more-15315"></span>Coincé entre un épisode londonien qui surmontre le milieu défavorisé de l&#8217;enfant et un épisode parisien qui semble tout droit sorti d&#8217;un téléfilm de France 2 (!), seul l&#8217;épisode américain fait renaître le style Eastwood et la beauté de la photographie presque noir et blanc de son chef opérateur attitré Tom Stern. Cet épisode plus l&#8217;ouverture impressionnante en plein tsunami sont les seuls bons moments d&#8217;<strong>Au-Delà</strong>, le reste étant même une trahison esthétique venant d&#8217;Eastwood. Le scénario de Peter Morgan (<strong>The Queen</strong>) ne suit pas : les véritables fantômes du film sont les personnages eux-mêmes, flottant vers on ne sait quelle direction, ayant une force psychologique au niveau zéro.</p>
<p><div id="attachment_15316" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19536361.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101008_1220141.jpg"><img class="size-medium wp-image-15316 " title="19536361.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101008_122014[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19536361.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101008_1220141-300x127.jpg" alt="" width="210" height="89" /></a><p class="wp-caption-text">Prise dans le tsunami, Marie Lelay (Cécile de France) restera hantée par l&#39;au-delà qu&#39;elle a frôlé un instant.</p></div>Plus on avance dans le film, plus cette fascination pour l&#8217;au-delà s&#8217;estompe chez le spectateur, qui ne parvient pas à s&#8217;identifier complètement à eux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au-Delà</strong> n&#8217;est pas un nanard non plus et il subsiste quelques moments forts. On peut par exemple saluer la prestation de Matt Damon, toujours aussi fort dans la fragilité. Il est aussi superbe dans ses scènes avec Bryce Dallas Howard, notamment durant les cours de cuisine d&#8217;une discrète sensualité renversante. Cécile de France n&#8217;est pas mauvaise non plus, mais elle se bat de tout son être pour faire vivre un personnage nianian à la base. On reconnaît tout de même Eastwood par moment, par exemple cette scène boulversante où Matt Damon claque la porte au nez à une femme qui veut parler à son bébé disparu (c&#8217;est d&#8217;ailleurs la seule véritable scène qui montre ne serait-ce qu&#8217;un peu d&#8217;intérêt d&#8217;Eastwood pour son sujet). De même que Clint ne s&#8217;élance pas dans les discours et thèses religieux, préférant chercher à juste titre une autre spiritualité. Quant au final, plutôt attachant, il cite les grands mélodrames et romances de l&#8217;âge d&#8217;or d&#8217;Hollywood, prouvant encore tout l&#8217;amour de l&#8217;auteur de <strong>Sur la route de Madison</strong> pour le cinéma classique.</p>
<div id="attachment_15317" class="wp-caption alignright" style="width: 220px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19536299.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101008_1144221.jpg"><img class="size-medium wp-image-15317 " title="19536299.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101008_114422[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19536299.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101008_1144221-300x199.jpg" alt="" width="210" height="139" /></a><p class="wp-caption-text">Médium, George (Matt Damon) est condamné à la solitude par son don.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant, tous ces petits coups de maître dispersés çà et là ne suffisent pas à masquer l&#8217;énorme (mais alors très énorme) manque du film : comment diable Clint Eastwood n&#8217;apporte aucune pensée subjective et personnelle sur la mort alors qu&#8217;il entamme ses 80 ans ?! Je lui souhaite évidemment une longue vie, puisqu&#8217;il nous donne en général des chefs-d&#8217;oeuvre tous les deux ans, mais à son âge je pensais que ce thème était plus présent dans son esprit. L&#8217;impression la plus amère que donne <strong>Au-Delà </strong>est qu&#8217;on ne peut pas deviner l&#8217;âge de celui qui l&#8217;a mis en scène, tant celui-ci a laissé vivre des personnages quelconques sans y insuffler la moindre réflexion personnelle sur une question que nous nous posons pourtant tous. Au final, on se dit qu&#8217;Eastwood aurait peut-être pu faire une petite pause dans son travail effreiné plutôt que d&#8217;enchaîner ce film dans lequel il n&#8217;a rien mis de lui-même, laissant ce script à un Steven Spielberg qui, à n&#8217;en pas douter, en aurait tiré un meilleur film. Du coup, on prie que le grand Clint retombe sur un scénario de la trempe de <strong>Gran Torino</strong> pour se remettre en selle.</p>
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		<title>Mads Mikkelsen est impressionnant dans The Door !</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Jan 2011 15:58:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BMWC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Test DVD, Blu-Ray, VoD]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis quelques années déjà, les films couronnés au festival pourtant assez prestigieux de Gérardmer ne sortent plus en salles et doivent se contenter de DVD ou Blu-Ray plus ou moins pauvres en contenu. Alors que la plupart du temps, il s&#8217;agit de jolis petits films fantastiques autant capables de contenter les fans du genre (dont je fais partie) et de charmer le grand public. C&#8217;est encore une fois le cas de <strong>The Door &#8211; La Porte du Passé</strong>, film fantastique allemand réalisé par Anno Saul (dont c&#8217;est le quatrième film au cinéma) et qui vient de sortir en vidéo chez l&#8217;éditeur Seven Sept. Surprenant quand on sait que le rôle principal est tenu par Mads Mikkelsen, acteur danois très en vogue qui a séduit et marqué beaucoup de spectateurs dans <strong>Casino Royale </strong>ou <strong>Valhalla Rising</strong>. L&#8217;histoire est aussi simple qu&#8217;originale :<span id="more-15246"></span> David (Mikkelsen) est un peintre ruiné et rongé par la culpabilité depuis que sa fille de sept ans se soit noyée pendant qu&#8217;il trompait sa femme avec la voisine d&#8217;en face. Au bout du rouleau, il trouve dans son quartier un couloir menant à une mystérieuse porte. Passé celle-ci, il arrive cinq ans en arrière, au moment où sa fille allait se noyer et parvient à la sauver. Mais ce qui semblait être une seconde chance va s&#8217;avérer être un cauchemar éveillé au fur et à mesure que David découvre ce passé modifié&#8230;</p>
<div id="attachment_15247" class="wp-caption alignright" style="width: 250px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19231617.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100122_0538501.jpg"><img class="size-medium wp-image-15247  " src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19231617.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100122_0538501-300x175.jpg" alt="" width="240" height="140" /></a><p class="wp-caption-text">David (Mads Mikkelsen) n&#39;est plus très loin de la porte qui va changer sa vie...</p></div>
<p style="text-align: justify;">Difficile de trouver un scénario aussi simple qui parvient à ouvrir de si nombreuses possibilités narratives. Vous comprenez bien que l&#8217;effet de surprise et les retournements de situation m&#8217;empêchent d&#8217;en dire plus, mais on retrouve ici une certaine tradition cinématographique et littéraire où un événement très simple va bouleverser l&#8217;évolution du personnage et ouvrir de grandes perspectives sur des thèmes beaucoup plus profonds. Automatiquement, on pense à M. Night Shyamalan (<strong>Sixième Sens</strong>, <strong>Le Village</strong>) ou à <strong>La Quatrième Dimension </strong>sauf que <strong>The Door </strong>se montrera beaucoup moins tapageur que le premier et plus humain que le second. Les scénaristes Jan Berger et Akif Pirinçci vont avoir l&#8217;idée astucieuse de ne pas se reposer sur leur simple concept, mais au contraire d&#8217;étendre l&#8217;histoire en faisant que la réalisation de ce concept, d&#8217;abord rassurante et libératrice, s&#8217;avère en réalité cauchemardesque. Ils ne cessent aussi de se focaliser sur le protagoniste dont la seule question deviendra &#8220;peut-on réellement vivre une vie sans regret ?&#8221;. Avec son charisme incroyable et sa subtilité, Mads Mikkelsen incarne ce héros qui demeure torturé même après que l&#8217;atroce drame qu&#8217;il a commis ait été évité. Bouleversant dans ses échanges avec sa femme et sa fille, il devient aisé de s&#8217;identifier à lui car qui refuserait une occasion d&#8217;avoir une nouvelle chance ?</p>
<div id="attachment_15248" class="wp-caption alignleft" style="width: 250px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19231618.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100122_0538501.jpg"><img class="size-medium wp-image-15248  " src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19231618.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100122_0538501-300x175.jpg" alt="" width="240" height="140" /></a><p class="wp-caption-text">David a finalement sauvé sa fille, mais c&#39;est là que le cauchemar va commencer.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le scénario astucieux et le talent de Mads Mikkelsen, même s&#8217;ils sont déjà édifiants, ne suffisent cependant pas à faire de <strong>The Door</strong> un film au-dessus de tout reproche. Car il faut bien dire que le réalisateur ne fait malheureusement pas toujours preuve d&#8217;autant de rigueur&#8230; Anno Saul vient de la télévision et ça se sent dans la naïveté de sa mise en scène qui n&#8217;ose jamais prendre plus d&#8217;ampleur. Un montage pas toujours harmonieux, une utilisation trop appuyée de la musique et une caméra trop en retrait empêchent <strong>The Door </strong>de devenir le grand film qu&#8217;il aurait pu être. Cependant, Saul semble être un très bon directeur d&#8217;acteur car il réussit souvent à mettre en scène des séquence où le suspens se ressent de manière profonde, où le malaise s&#8217;installe de très belle manière. En restant lui aussi très proche de ses personnages, il parvient à en sortir directement leurs émotions et à ne pas se reposer sur le prétexte fantastique pour éviter de faire de <strong>The Door </strong>un film profondément humain et touchant. Faisant appel à une mélancolie que nous connaissons tous, <strong>The Door </strong>est donc un très beau film qui ne connaîtra jamais les honneurs d&#8217;une sortie en salles pour trouver un public qu&#8217;il pourrait pourtant conquir sans problème. Heureusement, Cinématon est là pour vous en parler et vous recommander sincèrement de voir ce très beau film avant qu&#8217;il ne retombe dans l&#8217;oubli. Et si jamais vous êtes passé à côté, et bien vous n&#8217;avez plus qu&#8217;à vous mettre à la recherche d&#8217;une porte secrète vous ramenant quelques temps en arrière&#8230;</p>
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		<title>Michel Gondry et Seth Rogen explosent dans The Green Hornet, un film inventif et enthousiasmant !</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 18:28:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BMWC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité de la critique]]></category>
		<category><![CDATA[Analeigh Tipton]]></category>
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		<description><![CDATA[The Green Hornet est un projet totalement atypique. Un temps confié à Stephen Chow (Crazy Kung-Fu) puis à Kevin Smith (Dogma) qui a finalement quitté le tournage, doutant de ses capacités sur une production de cette ampleur, le film fut finalement pris en main par Seth Rogen et Evan Goldberg, petits génies de la comédie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>The Green Hornet</strong> est un projet totalement atypique. Un temps confié à Stephen Chow (<strong>Crazy Kung-Fu</strong>) puis à Kevin Smith (<strong>Dogma</strong>) qui a finalement quitté le tournage, doutant de ses capacités sur une production de cette ampleur, le film fut finalement pris en main par Seth Rogen et Evan Goldberg, petits génies de la comédie américaine ayant oeuvré aux côtés de Judd Appatow sur le déjà culte <strong>Super Grave</strong>.<a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19603577.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101130_104706.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-15206" title="19603577.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101130_104706" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19603577.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101130_104706-225x300.jpg" alt="" width="162" height="216" /></a> La réalisation fut alors confiée à Michel Gondry qui, après les succès d&#8217;<strong>Eternal Sunshine of the Spotless Mind </strong>et <strong>Be Kind Rewind</strong>, se frotte pour la première à une production de major. <strong>The Green Hornet </strong>représenta alors un gros challenge pour ses deux créateurs, Rogen et Gondry : le premier devait se sortir de la comédie teenage potache dont il s&#8217;était fait la spécialité et le second de sa propre imagerie personnelle et singulière sur un pur film de commande.</p>
<div id="attachment_15197" class="wp-caption alignleft" style="width: 250px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19590307.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101115_0333341.jpg"><img class="size-medium wp-image-15197 " title="19590307.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101115_033334[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19590307.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101115_0333341-300x152.jpg" alt="" width="240" height="122" /></a><p class="wp-caption-text">The Green Hornet (S. Rogen) et Kato (J. Chou), un duo qui en remontrent aux criminels de Los Angeles !</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le pari est relevé haut la main par les deux et le résultat final est un film de super-héros aussi généreux, drôle et enthousiasmant que <strong>Kick-Ass </strong>de Matthew Vaughn sorti un an auparavant. Commençons par Seth Rogen qui en plus d&#8217;être coscénariste et coproducteur, endosse le rôle principal. Il interprète Britt Reid, un jeune héritier irrévérencieux qui, à la mort de son père, doit reprendre en main le journal familial, le <em>Sentinel</em>. Au même moment, il rencontre Kato (Jay Chou), un chinois surdoué en arts martiaux et en fabrication de gadgets en tous genres. Ensemble, ils décident de former un duo de super-héros, mené par le Frelon Vert (qui est un nom classe, allez comprendre pourquoi personne n&#8217;a voulu le traduire&#8230;), visant à<span id="more-15196"></span> détruire l&#8217;empire criminel de Chudnofsky (Christoph Waltz)&#8230; Si Seth Rogen n&#8217;a pas perdu la « Judd Appatow touch » à travers un humour volontiers ordurier et régressif, il le mêle cependant à un vrai récit de film de super-héros. Il fait du Frelon Vert un personnage prétentieux et immature sans jamais ridiculiser sa quête sincère. Même s&#8217;il est beaucoup plus drôle qu&#8217;un Bruce Wayne, le Frelon Vert est aussi très proche de Batman, portant le masque pour la vengeance après un complexe d&#8217;Oedipe mal digéré. Rogen a aussi l&#8217;excellente idée, dans le scénario et à travers son interprétation, de faire passer le Frelon Vert pour un incapable, reléyant tous les combats à Kato : ainsi, le Frelon Vert demeure le seul héros du monde à être moins populaire que son sidekick ! Avec son scénario rigoureux et son respect pour le matériau d&#8217;origine et le cinéma d&#8217;action, Seth Rogen a donc réussi sans problème à élargir son champ de création.</p>
<p style="text-align: justify;">Rogen est secondé à la réalisation par le français Michel Gondry qui n&#8217;avait jusque là réalisé que des films très personnels, plein d&#8217;idées visuelles astucieuses et de bricolages rudimentaires mais charmants. Et c&#8217;est une première commande très réussi pour le réalisateur d&#8217;<strong>Eternal Sunshine</strong>. Quelques gus lui reprocheront sans doute de s&#8217;être effacé derrière son héros, d&#8217;avoir laissé Seth Rogen en roue libre. Il est pourtant très simple de remarquer ce qui a pu lui plaire dans le scénario : la description des gadgets dont est remplie la &#8220;Black Beauty&#8221;,  la voiture du Frelon Vert.</p>
<p><div id="attachment_15198" class="wp-caption alignright" style="width: 250px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19590308.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101115_0333571.jpg"><img class="size-medium wp-image-15198 " title="19590308.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101115_033357[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19590308.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101115_0333571-300x199.jpg" alt="" width="240" height="159" /></a><p class="wp-caption-text">Kato travaille à la fabrication de la Black Beauty truffée d&#39;armes.</p></div>Nous n&#8217;avons pas perdu les bricolages de Gondry : ils sont juste passés à l&#8217;high-tech, notamment à travers une machine à café qui cite ouvertement une certaine pub avec George Clooney qu&#8217;il avait lui-même réalisée (what else ?). Ce serait également oublier la modestie du metteur en scène si on lui reproche de disparaître au profit de Rogen. Gondry a simplement compris le grand intérêt de Rogen pour ce film et lui a donné l&#8217;ampleur nécessaire pour exprimer toute sa démesure. Il y apporte évidemment sa pierre à l&#8217;édifice, notamment en accumulant les idées visuelles détonnantes qui tirent parfaitement profit les qualités de la 3D. Démultiplication des voitures, bullet time désynchronisé, éclats de verres et explosions servant de liaisons entre les plans : on aimerait que tous les films de super-héros aient une telle inventivité ! Michel Gondry n&#8217;a pas disparu, il s&#8217;est juste parfaitement adapté aux exigences des grosses productions tout en y apportant son grain de folie personnel. Et si finalement <strong>The Green Hornet</strong> était le film le plus important de son réalisateur, confirmant ses capacités dans un registre dans lequel on ne l&#8217;attendait pas, faisant de lui un auteur beaucoup plus complet et polyvalent ? En tous cas, <strong>The Green Hornet </strong>est un spectacle d&#8217;une générosité et d&#8217;une ingénuosité rares devant lequel il est impossible de ne pas s&#8217;amuser&#8230;</p>
<p><script src="http://widget.cinefriends.com/?L=widget.aj_external_js&amp;what=film&amp;extid=&amp;width=480&amp;height=200&amp;noheader=1&amp;film_url=the-green-hornet-2" type="text/javascript"></script></p>
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		<title>Entre échec et réussite, ennui et poésie, Somewhere, le nouveau film de Sofia Coppola et Phoenix.</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 16:40:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BMWC</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après le tragique Virgin Suicides, le sublime Lost in Translation et le rock&#8217;n'roll Marie-Antoinette, Somewhere est le quatrième film de Sofia Coppola, reconnue comme l&#8217;un des grands noms du cinéma de ces dix dernières années. Se déroulant essentiellement dans le célèbre Château Marmont de Los Angeles, le film raconte l&#8217;histoire de l&#8217;acteur Johnny Marko (Stephen Dorff, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après le tragique <strong>Virgin Suicides</strong>, le sublime <strong>Lost in Translation </strong>et le rock&#8217;n'roll <strong>Marie-Antoinette</strong>, <strong>Somewhere </strong>est le quatrième film de Sofia Coppola, reconnue comme l&#8217;un des grands noms du cinéma de ces dix dernières années. Se déroulant essentiellement dans le célèbre Château Marmont de Los Angeles,<a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/560_159523.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-15201" title="560_159523" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/560_159523-225x300.jpg" alt="" width="158" height="210" /></a> le film raconte l&#8217;histoire de l&#8217;acteur Johnny Marko (Stephen Dorff, à qui ça doit faire bizarre de jouer un acteur qui a eu une meilleure carrière que lui !) qui s&#8217;ennuie à en mourir et qui doit s&#8217;occuper pendant une semaine de sa fille de onze ans Cleo (Elle Fanning, soeur de). Peu à peu, Johnny va reprendre goût à la vie et va essayer de devenir un peu moins un connard&#8230; Obtenant avec moultes polémiques le Lion d&#8217;Or à Venise, le président du jury étant son ex petit ami Quentin Tarantino, <strong>Somewhere </strong>est un des films à voir de ce début d&#8217;année, dont la diversité des avis laissent à penser à un premier ratage de Sofia. Me positionnant dans ses admirateurs, je rentrai dans la salle avec la grosse épée de Damoclès de la déception pendue au-dessus de ma tête&#8230;<span id="more-15191"></span></p>
<div id="attachment_15192" class="wp-caption alignleft" style="width: 250px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19509843.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100914_0234151.jpg"><img class="size-medium wp-image-15192" title="19509843.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100914_023415[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19509843.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100914_0234151-300x200.jpg" alt="" width="240" height="160" /></a><p class="wp-caption-text">Johnny Marko (Stephen Dorff) et Cleo (Elle Fanning) perdus au milieu d&#39;une cérémonie berlusconienne.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Alors <strong>Somewhere </strong>est-il une réussite ou un échec ? Franchement, un peu des deux. Car le film effectue de bout en bout un équilibre fragile et bascule fréquemment de la banalité à la poésie. A l&#8217;image du premier plan, qui nous montre Johnny au volant de sa Ferrari faire des tours d&#8217;un circuit fermé, on serait tenté de dire que <strong>Somewhere</strong> est un film qui tourne en rond. Impression confirmée par les deux scènes presque identiques des jumelles stripteaseuses dans la chambre de Johnny, et il faudra finalement attendre l&#8217;arrivée de Cleo pour que tout décolle vraiment. Sofia Coppola met en scène des séquences rebattues mais avec suffisamment de distance pour les rendre poétiques (le passage chez les maquilleurs des effets spéciaux dans laquelle est d&#8217;ailleurs comprise toute la magie du film) ou ennuyeuses (le coup de téléphone nocturne de Johnny à son ex-femme arrivant bien tardivement). Ainsi cohabitent le meilleur et le pas terrible. La prestation de Stephen Dorff y est pour quelque chose car, malgré toute sa bonne volonté qui sait faire mouche quand il se retrouve paumé dans un show télévisé berlusconien ou à prendre le thé en apné dans la piscine, n&#8217;est clairement pas Bill Murray et n&#8217;a pas sa finesse nécessaire dans des scènes citant directement <strong>Lost in Translation</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Là aussi, c&#8217;est sans doute un défaut de Sofia Coppola : depuis <strong>Virgin Suicides</strong>, on a l&#8217;impression qu&#8217;elle nous refait toujours le même film ! Certes, à chaque fois avec un style différent, mais ce <strong>Somewhere </strong>ressemble beaucoup trop aux tribulations japonaises de Bill Murray dans <strong>Lost in Translation </strong>: on y retrouve l&#8217;acteur à bout de course, l&#8217;ennui profond de son travail, ses rapports décalés avec les médias. On a même un remake de la séance photo et du karaoké, remplacé par <strong>Guitar Hero</strong>.</p>
<p><div id="attachment_15193" class="wp-caption alignright" style="width: 250px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19584765.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101103_1147261.jpg"><img class="size-medium wp-image-15193 " title="19584765.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101103_114726[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/19584765.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101103_1147261-300x199.jpg" alt="" width="240" height="159" /></a><p class="wp-caption-text">Toutes les occupations sont bonnes pour trahir le quotidien du Château Marmont.</p></div>Continuant de parler des thèmes personnels que sont la célébrité, l&#8217;ennui, la solitude et l&#8217;absurdité de la gloire, Coppola masque mal son point de départ et <strong>Somewhere</strong> n&#8217;atteint son identité propre qu&#8217;occasionnellement, par exemple au son d&#8217;une douce reprise de <em>Teddy Bear</em>. <strong>Somewhere </strong>est cependant sauvé par la photographie exceptionnelle de Harris Savides (qui a quand même travaillé sur <strong>Zodiac</strong>, <strong>American Gangster </strong>et <strong>Harvey Milk </strong>!) et le travail minimaliste mais précieux de Phoenix qui transforment en or toutes les scènes touchées par leur musique (la scène finale en premier lieu qui est sur le papier d&#8217;une banalité assez effrayante, mais qui sur <em>Love like a sunset - part II</em> devient magnifique). On sent une vraie tendresse de Sofia Coppola pour <strong>Somewhere </strong>mais, comme si elle n&#8217;avait plus les images qui traduisent ses mots, son film devient un chef d&#8217;oeuvre au niveau de l&#8217;intention qui se transforme finalement en film sympa en pratique.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, <strong>Somewhere</strong> est loin d&#8217;être un mauvais film, souvent transpercé de scènes sublimes et très drôles (Johnny Marko a des rapports très sympas avec les femmes&#8230;), mais à l&#8217;image de son protagoniste, on sent Sofia Coppola en bout de course. Espérons que son prochain film la refera vraiment avancer&#8230;</p>
<p><script type='text/javascript' src='http://widget.cinefriends.com/?L=widget.aj_external_js&#038;what=film&#038;extid=&#038;width=480&#038;height=200&#038;noheader=1&#038;film_url=somewhere-1'></script></p>
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		<title>Amber Heard éblouissante dans Tous les garçons aiment Mandy Lane</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Sep 2010 18:59:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BMWC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Epouvante-horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Test DVD, Blu-Ray, VoD]]></category>
		<category><![CDATA[amber heard]]></category>
		<category><![CDATA[jonathan levine]]></category>
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		<description><![CDATA[Ca y est ! Après avoir fait le tour des festivals pendant trois ans, Tous les garçons aiment Mandy Lane de Jonathan Levine sort enfin en France, directement en DVD et Blu-ray depuis le 3 août. Dommage car ce film d&#8217;horreur, qui a largement eu le temps de se tailler une belle réputation, n&#8217;aurait pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ca y est ! Après avoir fait le tour des festivals pendant trois ans, <em>Tous les garçons aiment Mandy Lane</em><strong> </strong>de <strong>Jonathan Levine</strong> sort enfin en France, directement en DVD et Blu-ray depuis le 3 août. Dommage car ce film d&#8217;horreur, qui a largement eu le temps de se tailler une belle réputation, n&#8217;aurait pas démérité une sortie en salles, surtout quand on voit tous ces <em>Saw </em>qui polluent éternellement l&#8217;horizon du cinéma horrifique. <em>Tous les garçons aiment Mandy Lane</em> raconte l&#8217;histoire de Mandy Lane donc (magnifique<strong> Amber Heard</strong>), lycéenne au physique de rêves qui attire le regard de tous les garçons et rend folle de jalousie toutes les filles de son école. Dans l&#8217;espoir de la faire tomber sous leur charme, un groupe de potes l&#8217;invitent à un week-end arrosé dans un ranch en pleine campagne. Mais un tueur rôde, refroidissant leurs envies&#8230;</p>
<div id="attachment_11799" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/09/18802110.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20070828_1034161.jpg"><img class="size-medium wp-image-11799" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/09/18802110.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20070828_1034161-300x125.jpg" alt="" width="300" height="125" /></a><p class="wp-caption-text">Mandy Lane (Amber Heard), sujet au désir de tous les garçons de son lycée.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Il y a des films qui mêlent si bien les genres que le meilleur moyen de les décrire est de faire se croiser deux références qui n&#8217;ont aucun rapport entre eux. C&#8217;est le cas de <em>Tous les garçons aiment Mandy Lane</em> qui <span id="more-11793"></span>serait un parfait croisement entre <em>Virgin Suicides</em><strong> </strong>et <em>Massacre à la Tronçonneuse</em> ! Ainsi, quand on s&#8217;attend un film d&#8217;horreur terrifiant, <strong>Jonathan Levine</strong> joue la carte du film de teenagers sensible, faisant le portrait d&#8217;une jeunesse désorientée. C&#8217;est d&#8217;ailleurs ainsi que le film commence : <strong>Mandy Lane</strong> entre dans son lycée et, tout au long du couloir, alors que la caméra la décrit de la tête aux pieds, les regards se posent obsessionnellement sur elle. Désirs sexuels, vannes assassines et descente d&#8217;alcool deviendront alors les caractéristiques de ces jeunes qui, en essayant en vain de décrocher le coeur de Mandy Lane, se confrontront à leur vie déboussolée. Les personnages sont d&#8217;ailleurs si bien écrits et interprétés, d&#8217;une telle crédibilité qu&#8217;à la manière des romans de Stephen King, on en oublierait presque que leurs aventures vont basculer dans l&#8217;horreur.</p>
<div id="attachment_11800" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/09/18802107.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20070828_1032581.jpg"><img class="size-medium wp-image-11800" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/09/18802107.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20070828_1032581-300x125.jpg" alt="" width="300" height="125" /></a><p class="wp-caption-text">Le tueur aurait-il lui aussi succombé au charme de la belle Mandy Lane ?</p></div>
<p style="text-align: justify;">Et cette horreur sera brute de décoffrage ! A défaut de mettre en scène des meurtres graphiques et sanguinolants, <strong>Jonathan Levine</strong> choisit des mises à morts soudaines et simples, rappelant ainsi les massacres juvéniles qui ont pu se produire à Columbine et d&#8217;autres lycées à travers le monde. Sans vouloir vous révéler l&#8217;identité du tueur, sachez que son arme de prédilection est un fusil à pompes, arme très symbolique pour ceux qui se souviennent de <em>Bowling for Columbine</em>. Cependant, <strong>Levine </strong>ne pousse pas trop loin le commentaire social, laissant le film rester un pur film d&#8217;horreur. Mais un film d&#8217;horreur sensible, très émouvant, dans lequel le tueur ne tue pas des gamins complètement cons et têtes à claques. Cette exigeance portée aux personnages, associée à la fraîcheur mélancolique des paysages texans, feront de <em>Tous les garçons aiment Mandy Lane</em> un film certes scandaleusement confidentiel, mais qui marquera ses spectateurs par sa justesse presque disparue du genre.</p>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.cinematon.fr/amber-heard-eblouissante-dans-tous-les-garcons-aiment-mandy-lane/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Alexandre Aja s&#8217;éclate avec Piranha 3D, spectacle gore dantesque qui réjouit les derniers spectateurs estivaux.</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 17:19:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BMWC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité de la critique]]></category>
		<category><![CDATA[Adam Scott]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Aja]]></category>
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		<category><![CDATA[elizabeth shue]]></category>
		<category><![CDATA[Piranha 3D]]></category>
		<category><![CDATA[Ving Rhames]]></category>

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		<description><![CDATA[Ca y est, les vacances sont finies ? Vous allez bientôt reprendre le chemin du boulot et vous levez un peu plus tôt ? Pour ceux qui regrettent déjà que ces jours paisibles soient passés, je ne saurais que leur conseiller d&#8217;aller se ruer sur ce Piranha 3D, réalisé par le frenchie fou Alexandre Aja [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ca y est, les vacances sont finies ? Vous allez bientôt reprendre le chemin du boulot et vous levez un peu plus tôt ? Pour ceux qui regrettent déjà que ces jours paisibles soient passés, je ne saurais que leur conseiller d&#8217;aller se ruer sur ce <strong>Piranha 3D</strong>, réalisé par le frenchie fou Alexandre Aja (<strong>La Colline a des Yeux</strong>). Bien que sorti chez nous le 1er septembre à cause de la très longue post-production, on tient là bel et bien LE film de l&#8217;été, avec jolies filles en bikini, fiestas d&#8217;enfer sous le caniar&#8230; et surtout gros poissons furieux prêts à faire de tout ce beau monde de la charpie !</p>
<div id="attachment_11555" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/09/19478937.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100719_0535281.jpg"><img class="size-medium wp-image-11555" title="19478937.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100719_053528[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/09/19478937.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100719_0535281-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Alexandre Aja se marre d&#39;avance sur le tournage !</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le film commence avec Matt Hooper <span id="more-11554"></span>(oui, oui, l&#8217;océanologue des <strong>Dents de la Mer</strong>, repris par Richard Dreyfus) qui pêche gentiment dans le lac Victoria. Mais il fait tomber une bière dans l&#8217;eau qui, accompagné de tout le reste de la pollution de masse dans le lac, ouvre une faille qui laisse échapper des piranhas préhistoriques affamés. Ca tombe bien, le <em>spring breaker</em> s&#8217;organise au même moment, avec tout son lot d&#8217;étudiants bourrés, de bimbos atomiques et de caméramen pervers&#8230; Vous l&#8217;aurez compris, le but d&#8217;Alexandre Aja avec ce film est de bien se marrer, de s&#8217;éclater autant que ces <em>spring breakers</em> en prenant un malin plaisir à les voir se faire bouffer ! A l&#8217;image de cette scène monumentale où les piranhas viennent interrompre un concours de t-shirts mouillés, prétexte pour Aja de filmer une hécatombe aquatique où ne flottent dans l&#8217;eau rouge que des membres déchiquetés ! L&#8217;utilisation de la 3D va évidemment dans ce sens de défoulement, en faisant surgir de l&#8217;écran les éffusions de sang ou pour rendre justice aux formes généreuses de ses actrices. Le tout est un spectacle horrifique et sexy complètement décérébré, montrant autant que <strong>Les Dents de la Mer </strong>suggérait. La cerise sur le gâteau étant sans doute ces deux actrices pornos nageant nues dans les fonds du lac sur un air de musique classique&#8230;</p>
<div id="attachment_11556" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/09/19478934.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100719_0535271.jpg"><img class="size-medium wp-image-11556" title="19478934.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100719_053527[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/09/19478934.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100719_0535271-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Pour Novak (Adam Scott), tous les moyens sont bons pour sortir de l&#39;eau le festin des piranhas !</p></div>
<p style="text-align: justify;">Cependant, ce spectacle, aussi hautement jouissif qu&#8217;il peut être, n&#8217;est pas totalement gratuit. S&#8217;attardant autant sur la décadance du <em>spring break</em> que sur ses poissons tueurs, Alexandre Aja fait un portrait pas très glorieux de cette jeunesse américaine pour le moins ébréché. Bières et culs sont les deux seules choses qui intéressent ces étudiants irresponsables, sensibles qu&#8217;aux plaisirs de la chair, qu&#8217;aux sensations superficielles. <em>&#8220;En voyant des images du Spring break sur MTV, et après avoir découvert l&#8217;endroit, j&#8217;ai réalisé à quel point c&#8217;était un peu le stade terminal de la civilisation</em>&#8221; a-t-il même déclaré. Du coup, le spectateur est logiquement amené à être du côté des piranhas qui coupent court à cette fête ridicule organisée par des abrutis fini ! Cela conditionne en fait toute la réjouissance que représente la boucherie lors du <em>spring break</em>. Peu de personnages méritent la reconnaissance du spectateur et n&#8217;ont donc le droit que de mourir de la plus horrible des façons. Aja a tout simplement compris que dans la plupart des films d&#8217;horreur, les personnages sont des têtes à claques, donc pourquoi devraient-ils s&#8217;en sortir ? C&#8217;est sur ce principe que <strong>Piranha 3D </strong>se construit, et c&#8217;est donc en toute honnêteté que le film se place comme l&#8217;un des plus grands spectacles de l&#8217;année. Le <strong>Avatar </strong>du film gore en somme&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">NDR : <em>Les bandes-annonces VF et VOST FR sont disponibles sur </em><a href="http://www.cinematon.fr/piranha-3d-decouvrez-laffiche-et-la-bande-annonce/"><em>cet article</em></a><em>.</em></p>
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		<title>Stallone et ses salopards dévastent tout dans The Expendables, un film explosif !</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Aug 2010 11:38:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BMWC</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une bonne année qu&#8217;on l&#8217;attendait impatiemment ce petit bout de déjà culte ! Jugez plutôt : Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet Li, Dolph Lundgren, Mickey Rourke et Steve Austin dans le même film, avec Arnold Schwarzenegger et Bruce Willis en guests ! De quoi faire saliver n&#8217;importe quel dopé des actioners des années 80-90 dont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une bonne année qu&#8217;on l&#8217;attendait impatiemment ce petit bout de déjà culte ! Jugez plutôt : Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet Li, Dolph Lundgren, Mickey Rourke et Steve Austin dans le même film, avec Arnold Schwarzenegger et Bruce Willis en guests ! De quoi faire saliver n&#8217;importe quel dopé des actioners des années 80-90 dont je fais partie ! Les bandes-annonces promettaient du lourd, qu&#8217;en est-il du film visible depuis le 18 août ?</p>
<div id="attachment_11311" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/08/19146404.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20090728_0616241.jpg"><img class="size-medium wp-image-11311" title="19146404.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20090728_061624[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/08/19146404.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20090728_0616241-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Tool (Mickey Rourke) et Ross (Sylvester Stallone) discutent tranquillement dans leur repère. Le calme avant la tempête ?</p></div>
<p style="text-align: justify;">Après les réussites qu&#8217;étaient <strong>Rocky Balboa </strong>et <strong>John Rambo</strong>, <span id="more-11309"></span>cela ne faisait aucun doute que Stallone, dans son fulgurant come back, n&#8217;allait pas louper le coche de <strong>The Expendables</strong> ! Surtout que si ces précédents films étaient crépusculaires, comme un chant du cygne pour leurs deux personnages mythiques, celui-ci flaire plutôt le bon gros hommage, le retour à la recette qui détruit tout sur son passage. Et pourtant, ce seront plutôt les novices qui seront séduit par ce film commando, les fans de la première heure s&#8217;attendant sans doute à un actionner plus <em>old school</em>. En effet, force est de reconnaître que Stallone ne s&#8217;avoue toujours pas vaincu : plutôt que de s&#8217;enfermer dans la nostalgie de sa gloire passée, il greffe sur son style quelques nouvelles tendances du cinéma d&#8217;action et renouvelle les générations. Ainsi, Jason Statham s&#8217;impose comme l&#8217;alter ego de Stallone, comme le bras droit qui sera tôt ou tard voué à reprendre l&#8217;équipe en main quand son boss n&#8217;en aura plus la capacité. Mais il n&#8217;y a pas que le casting qui fait dans la nouveauté : la réalisation s&#8217;adapte également à la caméra déchaînée à la Paul Greengrass, le catch revenu à la mode fait son apparition dans les styles de combat&#8230; Stallone cherche donc visiblement à passer le flambeau, à reconnaître l&#8217;évolution du cinéma d&#8217;action actuel et de se remettre tranquillement à jour.</p>
<div id="attachment_11312" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/08/19472884.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100706_0115081.jpg"><img class="size-medium wp-image-11312" title="19472884.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100706_011508[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/08/19472884.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100706_0115081-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Les expendables semblent être faits comme des rats... pas pour longtemps !</p></div>
<p style="text-align: justify;">Une explosion d&#8217;action qui ne fait cependant pas de <strong>The Expendables</strong> un film tout à fait à la hauteur de ce qu&#8217;on pouvait attendre. Si <strong>John Rambo </strong>avait stupéfait par son action très rapide, brutale et etomacante, <strong>The Expendables</strong>, malgré quelques démembrements toujours bienvenus, se fait moins radical, plus grand public, et désarçonne un peu sur la trajectoire que prend la nouvelle carrière de Stallone : nouvel outsider, se rangerait-il désormais peu à peu dans le rang ? En tous cas, son immense sincérité reste intacte (à l&#8217;image du bouleversant monologue de Mickey Rourke), autant que sa délicieuse naïveté (le scénario reste toujours aussi expédié). On sent toujours l&#8217;intention et la générosité de Sly mais, contrairement à ses deux précédents chefs-d&#8217;oeuvre (comment ça, exagéré ?), on ne la voit pas forcément toujours à l&#8217;écran. C&#8217;était par exemple une bonne idée de donner de la sensibilité au dictateur en en faisant un peintre, ou de donner une petite histoire d&#8217;amour à Christmas (Statham), mais ces initiatives ne vont pas très loin. Ce qui pose là le vrai problème de <strong>The Expendables</strong> : on fout de l&#8217;action, on fait plaisir, mais on n&#8217;ose pas aller trop loin parce qu&#8217;après tout, on est que des acteurs de films d&#8217;action. Stallone a pourtant su nous émouvoir, donc on attend impatiemment la suite pour que Willis, Schwarzenegger et cie ne se limitent pas qu&#8217;au bonheur de se réunir.</p>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.cinematon.fr/stallone-et-ses-salopards-devastent-tout-dans-the-expendables-un-film-explosif/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
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		<title>Kim Chapiron récidive avec Dog Pound, une plongée dans un centre de détention pour mineurs</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Aug 2010 17:51:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BMWC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité de la critique]]></category>
		<category><![CDATA[Adam Butcher]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Quelques années après le choc de l&#8217;estomaquant <strong>Sheitan</strong>, le français Kim Chapiron est de retour avec un film anglophone tourné au Canada, <strong>Dog Pound</strong> (la fourrière). Le film suit le parcours de trois jeunes délinquants à leur entrée dans un centre de détention pour mineurs. Parviendront-ils à résister à l&#8217;autorité des gardiens et à la pression des autres détenus ?</p>
<div id="attachment_10576" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/08/19467031.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100622_0357301.jpg"><img class="size-medium wp-image-10576" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/08/19467031.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100622_0357301-300x162.jpg" alt="" width="300" height="162" /></a><p class="wp-caption-text">Butch (Adam Butcher, au centre) se sent comme un poisson dans l&#39;eau au milieu des autres taulards...</p></div>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;emblée, on sent que Kim Chapiron a parfaitement conscience qu&#8217;il n&#8217;est pas le premier à donner dans le film carcéral, genre qui a encore récemment connu le meilleur (la série <strong>Oz</strong>, <strong>Un Prophète</strong>) comme le pire (les dernières saisons de<strong> Prison Break</strong>). <span id="more-10574"></span>Du coup, il se donne comme objectif de contourner le plus possible les codes les plus tenaces du genre, par exemple en choisissant des personnages blancs pour la plupart pour éviter les banales guerres de gangs et oppositions ethniques. Le principal changement est aussi à la base du film : plonger dans une prison pour mineurs. Cela l&#8217;empêche de s&#8217;abandonner à l&#8217;ultra-violence et à la noirceur excessives en rappelant souvent, par le paternalisme des matons, une partie de balle aux prisonniers ou une histoire salace partagée dans le dortoir, qu&#8217;il ne s&#8217;agit que d&#8217;adolescents qui ont encore une part d&#8217;insoucience. Qui a dit que le crime était dans les gênes ?</p>
<div id="attachment_10577" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/08/19222887.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100111_0417051.jpg"><img class="size-medium wp-image-10577" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/08/19222887.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100111_0417051-300x162.jpg" alt="" width="300" height="162" /></a><p class="wp-caption-text">Le caïd de la prison, Banks (Taylor Poulin) fout la pression au nouveau venu.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le plus gros parti-pris de <strong>Dog Pound</strong>, qui risquerait d&#8217;en laisser certains sur le carreau, est d&#8217;adapter sa narration au rythme carcéral. <strong>Un Prophète</strong> ou la première saison de <strong>Prison Break </strong>racontaient les plans méticuleux de ses protagonistes pour s&#8217;en sortir. Trop vulnérables et impulsifs pour résister, les détenus de <strong>Dog Pound</strong> ne se fixent pas ce genre d&#8217;objectifs et, résignés, subissent leur existence carcérale sans essayer d&#8217;y échapper. Ce qui fait que dans le film de Kim Chapiron, les jours se suivent et se ressemblent, avec chacun ses événements imprévisibles. Les actes ne se placent jamais dans une relation de cause à effet ; ils se produisent de manière impulsive et inattendue (le moment d&#8217;échange en classe qui tourne mal, l&#8217;émeute soudaine), sans que rien ne les ait provoqués, et ils restent sans suite. C&#8217;est pourquoi la violence de <strong>Dog Pound </strong>est impressionnante, non pas parce qu&#8217;elle est exacerbée, mais parce qu&#8217;elle ne s&#8217;explique pas, parce qu&#8217;elle n&#8217;est provoquée par rien d&#8217;autre que par le mal-être de ces adolescents brutaux mais fragiles.</p>
<div id="attachment_10578" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/08/19467027.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100622_0356581.jpg"><img class="size-medium wp-image-10578" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2010/08/19467027.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100622_0356581-300x162.jpg" alt="" width="300" height="162" /></a><p class="wp-caption-text">Durant un moment de répit, Butch et Angel (Mateo Morales) se chambrent gentiment.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Pour rendre ses personnages fragiles justement, Kim Chapiron veut rendre la caméra presque invisible, plutôt que de lui donner autant de pouvoir que dans <strong>Sheitan</strong>. Il filme ses acteurs au plus près, sans non plus verser dans le sentimentalisme. Même si ses intentions dans le film ne sont pas très claires, même s&#8217;il manque une véritable vision de sa part (politique ou sociale), on ressent au moins tout l&#8217;attachement que Chapiron porte à ses jeunes personnages. Et ses acteurs le lui rendent bien. On pourra remarquer Lawrence Bayne dans le rôle du maton tendre mais à cran, le jeune Mateo Morales qui a déjà assez de maturité pour s&#8217;imposer aisément dans l&#8217;un des rôles principaux, Taylor Poulin qui campe un bad guy particulièrement détestable, ou encore Shane Kippel dont la fragilité qu&#8217;il essaie de cacher touche beaucoup. Mais il y a surtout Adam Butcher dans le rôle de Butch, habité par une rage entrecoupée de très brefs instants de tendresse. Recruté au dernier moment, stoppant le tournage pour trois mois quand il fut véritablement incarcéré dans une prison pour mineurs après avoir tabassé un mec (!), il semblait parfait pour incarner l&#8217;ambiguïté dérangeante du détenu de moins de 20 ans&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Bande-annonce : </em><a href="http://www.cinematon.fr/dog-pound-dans-la-lignee-du-prophete-de-jacques-audiard-sortie-le-23-juin/"><em>http://www.cinematon.fr/dog-pound-dans-la-lignee-du-prophete-de-jacques-audiard-sortie-le-23-juin/</em></a></p>
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