Braveheart, l’histoire de William Wallace
A mon goût l’un des plus beaux films des années 90, Braveheart est, ne mâchons pas nos mots, un chef d’oeuvre cinématographique. Sorti dans les salles en octobre 1995 (eh oui, ça va faire 15 ans !), le film n’a pas pris une seule ride. Réalisé par Mel Gibson (qui avait à l’origine demandé à Terry Gilliam de le diriger, offre déclinée par le réalisateur), l’acteur s’attribue le rôle de William Wallace dans ce film épique tiré d’une histoire vraie. Il relate la vie de cet homme, véritable héros qui a joué un rôle majeur pour l’indépendance de l’Ecosse à la fin du XIIIe siècle. Un des hommes les plus respectables qui mena une révolte suite à l’invasion du pays par le roi d’Angleterre Edward I.

Affiche du film
Et si ce film a remporté cinq Oscars (ceux des meilleurs film, réalisateur, photographie, maquillage et montage d’effets sonores), ce n’est vraiment pas pour rien. Il frôle la perfection dans son genre.
Premièrement, le film dure 2h45 et le scénario ne s’essouffle absolument pas. Il retrace avec beauté la vie et le courage de William Wallace, de façon très prenante. Même si le scénario peut sembler très peu attirant à première vue (ce qui m’avait dissuadé de le voir au début), il est servi d’une façon qui ne peut nous ennuyer. Tout d’abord parce qu’on s’attache énormément au personnage principal, absolument touchant dans son éternel désir de révolte contre l’homme qui est à l’origine de la mort de sa promise. Mais aussi parce que le scénario est fort en rebondissements et bénéficie d’une fin très mémorable qui, après 2h30 de film, ne peut pas laisser de marbre.
Le film débute et finit sur deux scènes sublimes, sur fond de musiques magnifiques.

Mel Gibson, le début de la révolte
Ce qui fait une des forces du film, ce sont les batailles. Les amateurs jubileront devant tant de maitrîse de la caméra, devant les plans si biens travaillés, suffisamment implicites pour ne pas nous dégoûter. Pour ceux qui, comme moi, n’aiment pas les batailles, vous serez surpris par l’incroyable déroulement de celles-ci. Elles savent nous étonner, car elles ne montrent pas seulement des combats stupides entre les figurants, elles mettent en valeur toutes les stratégies développées par les différentes armées. D’un point de vue cinématographique, ces scènes furent très novatrices et ont beaucoup inspiré les autres films du genre, comme Le Seigneur des Anneaux ou Troie. Et elles égalent toujours celles des films actuels.

Mel Gibson dans le rôle de William Wallace
Mais le film ne se résume pas à ceci, fort heureusement, extraordinaire également grâce à ses acteurs… Mel Gibson excelle ici dans toute sa splendeur. Ses jeux de regards sont ahurissants, humains, émouvants. Il parvient à nous transmettre ses émotions et d’immenses frissons rien que par ses yeux. C’est une chose que très peu d’acteurs peuvent se vanter d’avoir. Enfin, le film met en scène notre chère Sophie Marceau, qui trouve dans ce film le meilleur rôle de sa vie. Elle n’aura jamais été aussi compétente et magnifique. Je tiens également à saluer la performance de Angus Macfadyen, très peu connu mais qui brille dans le rôle de Robert le Bruce.

Sophie Marceau et Mel Gibson
Ensuite, ce film reste depuis des années dans mon top 10 personnel grâce à son extraordinaire fin. C’est tout simplement l’une des meilleures fins de films à mon goût. Elle est très intense et belle.
Enfin, je ne peux pas faire l’éloge de ce film sans parler du plus grand atout qu’il possède (et que j’ai donc gardé pour la fin), à savoir sa BOF. Les musiques sont saisissantes, magnifiques, d’une genre celtique, et on remercie The London Symphonie Orchestra et James Horner de nous avoir créé cette merveille. J’en ferai un article plus détaillé demain, mais je vous laisse avec un aperçu de cette sublime bande-son (absolument sublime à partir de 0:35).
En écoute avec Deezer » A Gift of a Thistle
www.deezer.com/track/36630
Voilà la fin de ce billet, qui s’achève sur la bande-annonce du film.

(2 vote(s), moyenne : 4,00 sur 5)



13 mai 2009 à 18 h 26 min
Merci Séb, Braveheart est l’un des plus beaux chefs-d’œuvre du cinéma qui a remporté 5 oscars. Mel Gibson a incarné le héros le plus emblématique de l’Ecosse qui donna à cette fresque magnifique une ampleur extraordinaire.
13 mai 2009 à 20 h 10 min
Breaveheart est un film qui me tient également à cœur, en effet je l’ai vu au cinéma lors de ma première visite de Paris (je suis arrivé en France en 1994…) et je l’ai revu plusieurs fois en DVD depuis.
13 mai 2009 à 21 h 16 min
Le premier film épique qui m’a donné le goût d’en voir d’autres. Pour ne citer que Le seigneur des anneaux, Le dernier Samouraï, Le Roi Arthur… Ensuite ils ont sans doute voulu trop en faire parce que cela marchait bien et j’ai moins accroché avec Troie et Alexandre, même s’ils restent de bons films.
14 mai 2009 à 14 h 13 min
Je suis bien d’accord avec vous, ce film est une merveille. Un vrai film humaniste qui rend hommage à ceux qui un jour ont été privé de liberté.