Découvrez une comédie britannique d’humour noir, horripilante et burlesque !
Chouette, c’est samedi, j’ai encore plein de critiques à vous faire partager pendant les vacances. Et, Dieu sait, elles ne vont pas s’arrêter car je viens de voir « Greenberg », « Les meilleurs amis du monde », « L’agence Tous Risques ». Les semaines prochaines seront consacrées à « L’âge de raison » et « Inception », dont j’ai failli rencontré Leonardo DiCaprio et Marion Cotillard lors de ma petite escale parisienne.
Bon, mis à part ça, tout roule ! J’ai encore laché 8,5 euros pour aller au cinoche voir « Petits
meurtres à l’anglaise »… Argh… Bon, il est difficile de dire du mal d’un film lorsque nous avons payé ce prix-là. Nous avons envie d’appliquer la méthode Coué et de se persuader qu’il s’agit de la meilleure comédie britannique du siècle. Objectivement, c’était un moment sympathique. Bon, c’est moins jouissif que les comédies « Good Morning England » ou « Une arnaque presque parfaite » à cause d’un décalage caricatural poussé à l’extrême mais le film reste très drôle avec un humour british bien acidulé… Ouf !
Voilà, mercredi 14 juillet, nous sommes allés voir le film au Méga CGR. Nous avons constaté que la météo n’était pas très favorable, nous nous sommes dits que la fraicheur d’une salle obscure serait toujours plus agréable. Nous n’avons pas été déçu par l’ambiance du film et de ses comédiens complètement loufoques aux traits tirés. D’ailleurs, à ce propos, Jonathan Lynn esquisse à merveille les personnages de l’Angleterre d’aujourd’hui, isolés dans leur coutume, étouffés par les faux-semblants.
Tout commence par le personnage de Victor Maynard (Bill Nighy), un tueur à gages d’une cinquante d’années ayant vécu longtemps chez sa mère acariâtre, seul, dont il doit son métier à son père défunt. Du grand art lorsque nous le voyons remplir ses contrats, il passe incognito avec sa moustache et ses petites manies « so british ». Irrésistible ! Quelques temps après, il reçoit un nouveau contrat dans lequel il doit éliminer une jeune femme (Emily Blunt), voleuse professionnelle qui vient d’arnaquer un méchant riche Ferguson (Rupert Everett) en lui laissant une pâle copie d’un tableau Rembrandt. Le hic, oui, ça existe, (le peintre est de retour parmi nous
) !
Victor Maynard semble aller bien, il poursuit la jeune femme au point de la manquer à plusieurs reprises dans des boutiques de fringues. Pas de bol, sa petite course-poursuite se termine sur un parking où il croise d’autres tueurs à gages qui cherchent la même chose. Quel bordel ?
Il n’a, alors, pas d’autre solution que de fuir avec ses deux « protégés », un laveur de carreau Tony (Rupert Grint), paniqué et cette voleuse hystérique qu’il doit éliminer, pour échapper à la colère de ses commanditaires et aux balles d’un rival engagé pour le supprimer. Normal. Et en plus, c’est le coup de foudre !
Derrière ce titre français se cache « Wild Target », un remake britannique de « Cible émouvante », le premier long-
métrage de Pierre Salvadori. Je n’ai pas souvenir de l’original pour le comparer à cette réplique britannique de Jonathan Lynn. L’essentiel n’est pas là car cette dernière nous entraine ainsi dans une drôle aventure, suivie de près par un certain nombre de péripétie en tout genre, d’amourette et de dialogue dotés d’un humour anglais parfaitement maitrisé et acidulé dans la bouche des protagonistes.
Après « Mon Voisin le tueur », Jonathan Lynn signe donc une comédie décalée, oscillant entre humour noir et humour potache dans lesquels les situations, les gags et les répliques sont très hilarants surtout les trois acteurs qui s’en donnent à coeur joie à interpréter leurs personnages farfelus entre le vieux tueur coincé, arriéré qui s’éveille à l’amour pour la première fois (où sa mère renfrognée intervient dans la chambre à coucher et défonce la porte), la vraie kleptomane fausse ingénue et l’apprenti nigaud.
Côté casting, nous allons pas nous plaindre car Bill Nighty (« Love Actually ») en tueur à gage solitaire est énorme avec ces principes de vieux garçons austères qui s’amourache néanmoins avec la ravissante et hystérique Emily Blunt (« Sunshine Cleaning »). Mais lorsqu’ils rencontrent Rupert Grint (Ron dans la saga « Harry Potter »), ce dernier donne une vraie profondeur à cette comédie déplacée et drôle. Il incarne un personnage décalé, dont l’enfance se résume à peu de chose, il ne possède ni père ni mère et gagne sa vie en lavant des carreaux sur les parkings. On appréciera aussi quelques scènes hilarantes lorsqu’il découvre la campagne et les vaches ou qu’il fume des joints dans la baignoire (de l’hôtel). A noter également que la scène finale résume bien la thématique de cette comédie horripilante car nous pouvons l’associer à l’expression suivante « tel père tel fils »…
Un film pétillant, très anglais, d’où l’expression « so british » !
Les personnages sont tous barrés les uns des autres , nous pouvons aussi apprécié le rythme, les répliques.
Nous pouvons regretter la V.F. au détriment de la V.O.S.T.F.R. (Version Originale Sous-Titrée FRançais) qui aurait été plus adaptée pour reproduire fidèlement l’humour britannique et certains jeux de mots… Hélas, nous n’avons pas vu qu’il était diffusé en version originale dans un autre cinéma du centre-ville.
Enfin, je recommande cette comédie britannique dans cette version originale à tous les fan(atique)s d’humour anglais. Décalage et pétillant, un vrai régal pour nos zygomatiques !
Bande-annonce : http://www.cinematon.fr/photos-de-rupert-grint-et-bande-annonce-du-film-%C2%AB-petits-meurtres-a-langlaise-%C2%BB/
Merci à Sophie de me l’avoir fait découvrir.




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