Happy, Happy, critique
Et, si vous décidez de prendre la température de votre couple (ou corps) ? Peut-être trouverez-vous un petit grain d’extravagance pour croquer la vie à pleine dent.
Happy, Happy est donc la comédie norvégienne qu’il vous faut. Elle est portée par une réalisation originale de Anne Sewitsky et une interprétation nature autour d’un casting authentique : Agnes Kittelsen, Joachim Rafaelsen, Maibritt Saerens.
Une femme partage le goût de l’enthousiasme. Elle affiche son sourire partout où elle passe, dans la rue, dans sa maison, dans la chorale où elle chante. Elle est heureuse à la folie ! Kaia est ce que l’on appelle une « Happy Christian ». Chaque jour que Dieu fait, elle remercie la vie pour sa famille, même si les matins ne sont pas toujours ensoleillés. Par chance ou par malchance, l’arrivée de nouveaux voisins lui font prendre conscience de sa propre vitalité et ses nouvelles relations vont influencer le comportement de son entourage.
Saura t’elle prendre la bonne température de son couple et de son corps dans une vie amoureuse et sociale qui l’unit et l’oppose ?
Pour sa première réalisation, Anne Sewitsky met en scène une comédie dramatique sur la vie d’une famille désunie par l’amour et la tolérance, tantôt légère tantôt grave. Au-delà de ce thème singulier, elle traite son film par une approche particulière ; les « Happy Christian » connus pour leur extrême jovialité, évoquent le traitement social d’individus différents. Anne Sewisky fait renaitre le bien-être d’une personne comme un sentiment universel et générationnel, elle renvoie ici un récit parsemé de questions essentielles autour d’un couple et de ses sentiments. Elle apporte ainsi une réflexion, à la fois, critique et indicative sur la tolérance et l’amour d’un couple si celui-ci veut se construire et assurer sa pérennité dans une société contemporaine.
Les dialogues ne manquent pas d’originalité dans un pays nordiste plus ou moins libéré, la musique de Stein Berge Svendsen donne du rythme à une petite douceur succulente de la vie :
le sourire ! En contemplant la vie de Kaia (sous les traits de l’enthousiasme Agnes Kittelsen) et de son mari (Henrik Rafaelsen), se croiser, se recroiser, s’éviter, s’engueuler, on ne peut que voir une certaine solitude à l’égard de cette jeune femme dynamique, enjouée qui tente de garder et partager une joie de vivre, notamment avec son amant (Joachim Rafaelsen).
Très loin des grosses productions à l’eau de rose, Happy, Happy est une belle preuve de tolérance et d’amour où chacun doit accepter les différences de l’autre sans arrière pensée. L’enthousiasme est (reste) une philosophie de vivre propre à l’individu qui nous livre un film drôle, original, singulier, emprunté d’un rythme musical entrainant, interprété par des comédiens natures. Le cinéma nous fabrique du sourire !
Distributeur : Happiness Distribution.


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