La Prima Cosa Bella, critique

De retour au cinéma, La Prima Cosa Bella est une comédie dramatique légère et grave sur la vie et sur la mort, portée par une réalisation simple de Paolo Virzi, emmenée par d’authentiques comédiens italiens qui sont unis par des liens…

… Des liens familiaux. Des récits de personnages s’entrecroisent sur fond d’Italie.

Été 1971. Anna est une jeune femme frivole, ravissante. Elle remporte un concours de beauté d’une station balnéaire en présence de sa famille, ses deux enfants, son conjoint. Tout va bien, mais son comportement extravagant, jouisseur rend la vie de famille quelque peu chaotique. Trente ans pus tard, toujours marqués par cette période mouvementée, ses deux jeunes enfants devenus aujourd’hui des adultes, Bruno et Valeria sont réunis à son chevet. Entre jeunesse, frivolité, maturité, raison, sauront-ils trouver les mots justes pour se parler ?

Paolo Virzi met en scène une comédie dramatique sur la vie d’une famille désunie, tantôt légère tantôt grave. A travers ce drame humain, il traite le film par ses propres sentiments et fait renaître l’ambivalence des existences ordinaires entre ces personnages marqués par les époques. Le réalisateur italien l’illustre bien, son récit vagabonde entre passé et présent pour mieux exprimer les sentiments d’une famille perdue, des personnages cherchant une place dans leur propre vie d’adulte d’aujourd’hui.

Si le récit fait le deuil de cette famille, on peut également se souvenir de la beauté d’une Italie, traduisant un pays chaleureux, cocasse, populaire. Les personnages y sont naturels, ils expriment malgré tout la gaieté et la joie de vivre. Bruno (sous les traits des talentueux Giacomo Bibbiani enfant, Francesco Rapalino, adolescent, Valério Mastandrea, adulte) est remarquable, il exprime le malaise de sa famille désunie par la frivolité de sa mère. Propulsé dans le monde réel et adulte, il cherche un moyen de se « shooter » pour remédier au néant et au flottement de son existence. Petit garçon maussade, témoin passif des distractions de sa mère, s’occupant de sa jeune sœur Valeria (Aurora Frasca, enfant, Giulia Burgalasse, adolescente, Claudia Pandolfi, adulte) qu’il aime tant embrasser, la maladie et la perte de sa mère le mènent à une réconciliation, la seule vérité du film.

Paolo Virzi réalise sa nouvelle comédie dramatique à la fois légère et grave sur la vie et la mort. La Prima Cosa Bella révèle émotion et sincérité dans le regard des comédiens à travers toutes leurs années. On rigole, on pleure, les italiens nous prennent par les sentiments et nous font apprécier la vie avec ses hauts et ses bas. Un film vrai à savourer avec tendresse et délicatesse pour une cause unique : la vie !

Distributeur : Wild Bunch Distribution

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