L’Oiseau, critique
Réservée, Anne n’a pas d’amis, pas d’enfants, pas d’amants. Elle fait semblant de vivre. Un jour, un oiseau fait irruption dans son appartement et sa vie va faire l’objet
d’une expérience brève et intense, dont elle sortira transformée.
Le très rare Yves Caumon prend six ans avant de présenter son dernier projet L’Oiseau. Il met en scène un drame intimiste sur la vie quotidienne d’une femme en deuil, dont la solitude et la fragilité l’empêchent de s’épanouir en société, au point de s’isoler de ses proches et collègues de travail. A travers son récit, Yves Caumon illustre ce que Clément Sibony disait à Sandrine Kiberlain : « Vous ne pouvez pas vivre comme ça. On ne pas vivre comme ça en disant toujours non à tout. Ce n’est pas possible, ce n’est pas humain. ». L’Oiseau porte ainsi une réflexion sur la socialisation de l’individu.
Perçu comme un symbole de liberté, l’Oiseau est enfermé dans un appartement, au même titre que Sandrine Kiberlain. Les deux personnages ne font qu’une et une seule personne. Entre ces deux êtres se dresse une relation intime où leur fragilité donne naissance à toutes les affres existentielles. Le manque de confiance, la peur des autres et de l’in
connu, et la solitude bercent cette ballade au piano, avec cette question incessante : L’individu est t’il fait pour la vie en société ?
Dans un registre ténu et intime, Yves Caumon réalise l’Oiseau et évoque le thème de la vie en communauté autour d’une Sandrine Kiberlain, fragile et sincère.
Sortie le 25 janvier.


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