Ma sélection CanalPlay : Dubosc refait le cinéma dans Cineman !

Aujourd’hui en partenariat avec CanalPlay, je vous propose donc Cineman, mon tout premier film vu avec le service de VOD de Canal Plus. Il s’agit là d’une comédie purement française réalisée par Yann Moix et sortie le 28 octobre 2009 avec dans laquelle Franck Dubosc revisite des personnages du cinéma. Entre cinéma et réalité, Régis Deloux, professeur de mathématiques, a un jour le pouvoir de voyager dans les films où il espère rencontrer la femme de ses rêves… (regardez l’affiche, elle vous mènera sur la bonne voie).

Pour cela, Yann Moix va explorer un certain nombre de saynètes truculentes dont les plus grands chef-d’oeuvres du cinéma. Et pour camper son héros improbable, catapulté des univers de Tarzan à celui de Taxi Driver, Yann Moix a choisi l’incontrôlable Frank Dubosc, ici totalement immergé au service de rôles multiples et parodiques. Après l’immense succès de Podium, le réalisateur prouve qu’il n’a rien perdu de son goût prononcé pour l’imaginaire et la parabole en posant, à travers cette comédie burlesque, un regard tendre et passionné de cinéphile averti.

Car il est loin de penser que ce film est un chef d’oeuvre. L’idée étant bonne, mais lorsqu’on voit le personnage de Franck Dubosc rentrait dans les films, tout parait simple. Dommage !! Tout va bien pour ce professeur, Régis Deloux, sa vie est heureuse, il habite dans un appartement lugubre et enseigne les mathématiques à ses élèves studieux et respectueux. D’ailleurs, il est évident que sa manière d’enseigner est étrange. Son humour est racoleur dans son personnage beauf et niaise mais Pierre Richard va l’aider par le biais d’un pouvoir magique à voyager dans les films aux travers des plus grands personnages du cinéma…

Franck Dubosc fait-il la cour à Anne Marivin avec son numéro de charme ?

Le but étant de ramener Viviane Cook (Lucy Gordon) dans le film Sissi car elle a été enlevée par Douglas Craps (Pierre-François Martin-Laval), un dangereux ennemi qui causera bien des malheurs à notre ami simplet, Régis Deloux. Là, à partir de ce moment, on aperçoit Franck Dubosc dans les rôles de Tarzan, Barry Lyndon, Robin des Bois ou encore Jésus-Christ. Mieux encore, la scène du taxi dans Taxi Driver (Martin Scorsese) où il interprète face à Viviane son rôle de skinhead avec son “C’est à moi que tu parles ?” et se fait massacrer par d’autres brutus tous affreux du genre Orange Mécanique.

“C'est à moi que tu parles ?”

Il y en a un qui lui demande un petit jus d’orange mécanique… hahaha… C’est effectivement le drame pour Régis qui s’en prend (décidément) plein la tête… Pas facile pour lui de ramener sa belle ducinée lorsqu’on a des ennemis redoutables.

Un ennemi redoutable ?

Mais lorsqu’il revient à la réalité, Pierre Richard s’en donne un coeur joie, il transforme la vie de Régis Deloux en véritable cauchemar et le fait passer pour une personne drôle, sympathique devant des situations absurdes et illogiques. On ne peut se marrer devant la scène du miroir où Régis devient monochrome ou encore il reste figé au-dessus de la piscine. Il l’est encore plus drôle lors de la scène du restaurant avec sa collègue de travail, Sidonie (Anne Marivin). Elle lui fait remarquer qu’il est sous-titré français lorsqu’il parle (sans se rendre réellement compte) en japonnais. Un autre moment de fou rire, les sous-titres suivent ses faits et gestes… S’ensuit par d’autres scènes cocasses, le film finit sa course en mélangeant les genres. Le cinéma est devenu une évidence et réalité pour Régis Deloux, amoureux fou de cette Viviane. Il finira par l’enlever de Sissi, ça y’est, le changement est radical car il ne veut plus quitter son rôle de “cinéman”…

Si j’ai décidé de voir ce film jeudi dernier, c’était parce qu’il m’a rappelé étrangement un de mes courts-métrages de lycée. Ce dernier s’appelait “A suivre” et racontait les aventures de John qui, amoureux, se voyait propulsé dans des rôles de cinéma. De The Full Monty à Amélie Poulain en passant par Grease, le rêve et la réalité ne faisaient plus qu’un…

Que dire d’autres, le générique de début sous fond de voix-off de Franck Dubosc accompagnée d’une musique décalée, apporte davantage de profondeur à cette comédie lourde mais drôle dans les parodies de ses rôles…

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