Prince of Persia : Un film efficace qui ne fait pas d’efforts dans l’interprétation !
Après l’avoir vu en avant-première avec des « amis » lundi dernier, je vous recommande fortement le dernier Walt Disney où le film Prince of Persia reprend l’essentiel du jeux vidéo. L’action est rythmée, bien enchainée dans une histoire où il est question d’ennemis bien plus redoutables à la recherche d’une dague au pouvoir magique…
Une épopée d’action-aventure sur les terres mystiques de la Perse. Un prince rebelle (Jake Gyllenhaal) est contraint d’unir ses forces avec une mystérieuse princesse (Gemma Arterton) pour affronter ensemble les forces du mal et protéger une dague antique capable de libérer les Sables du temps, un don de dieu qui peut inverser le cours du temps et permettre à son possesseur de régner en maître absolu sur le monde.
Tout d’abord, le film de Mike Newel était très prometteur, il a déployé un (très) gros budget mais tout n’a pas été mauvais. De ce fait, il a réussit à nous plonger dans cette Perse antique à travers de magnifiques paysages marocain. C’est déjà ça ! On peut dire également que les décors titanesques ont été réalisés sur des fonds verts dans les studios de Pinewood et des sites uniques et authentiques. Le résultat donne un film superbe, oui, mais qui fait apparaitre de nombreux clichés. Dommage !
Prince of Persia répand de l’action et des cascades, largement inspirées des Yamakasi. Alors, on savoure les moments où notre héros défie les lois de la gravité en bondissant de mur en mur, de toit en toit, et ce malgré un abus manifeste de « gonflette ». Au moins, Mike Newell aura garder un des éléments essentiels du jeu vidéo, soit sauter partout, soit attraper des trucs inimaginables. Se rajoute une histoire de dague magique, une sorte de cadeau des dieux aux hommes permettant de remonter le temps, qui passe de main en main pendant deux heures. Pourquoi pas, d’autant que le dynamisme et les éléments graphiques apportés à cette Perse antique sont très réussis.
Dommage que Jake Gyllenhaal ne soit pas un homme éternel qui meurt et revit plusieurs fois. On regrette aussi la sauce américaine, qui fière de ses intrigues, accélère le rythme au point de faire trembler la caméra dans tout les sens avec des poursuites nerveuses dans le désert et autres décors ensablés…
Finalement, Mike Newell nous a offert une histoire spectaculaire dans lequel notre héros se manifeste avec la fierté d’avoir accomplie sa performance physique à laquelle la difficulté de compréhension est bien présente. Et, sans oublier les nombreux ralentis qui viennent rajouter une couche d’ambiguïté au film persien (ou américain) dont le rythme est très accéléré.
D’après ce que j’ai pu lire dans les magazines de la presse cinéma (Studio Ciné Live), l’intrigue qui, sous des airs épopées, ressemble fidèlement à celle du jeu vidéo. Elle est vraiment captivante, intéressante, pittoresque dans cette histoire antique mais sa longueur interminable va en arrêter plus d’un. L’histoire est de celle que l’on pourrait comprendre sans la suivre correctement. Malgré tout, je ne me suis pas ennuyé, au contraire, la scène des autruches, portée par un personnage singulier et drôle, le Sheik Amar (Alfred Molina), m’a fait beaucoup sourire…
Tandis que Jake Gyllenhaal, volontaire, ne démérite pas lorsqu’il affronte les obstacles et défie les « méchants » à travers des girouettes bien enchainées. Il est presque trop bon, anticipe tous les coups même devant la belle princesse, Gemma Arteton bien trop mystérieuse à son goût du moins au départ. Et lorsque le final arrive avec cette fin du monde prévisible, nos deux « tourtereaux » trouveront le temps de s’amouracher quelques secondes…
Un bon film, les décors sont magnifiques, l’histoire est belle sans aucune surprise, débordant de gros moyens, cascades, effets spéciaux et un rythme effréné qui ne cesse de s’accélérer. Seul ombre au tableau, le scénario est un peu « fouilli » et aurait pu être plus abouti pour plus de réalisme.
Bande-annonce :






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