Quand l’âme de Sherlock Holmes plane, tout devient élémentaire mon cher Watson !
J’avais lu le roman de Conan Doyle, Le Chien des Baskerville à l’époque de mes jeunes années lycéennes. Et depuis, je n’avais plus retouché à ce livre, désormais rangé dans la bibliothèque parmi tant d’autres. Lorsque j’ai vu les news dans les “ sites médias ”, je me suis vite dépêché de voir la bande-annonce qui était aussi mystérieuse qu’énigmatique.
Et tout est devenu élémentaire lorsque je suis ressorti de la séance cette après-midi… Il n’y a avait aucune déception dans cette adaptation tant attendue de Guy Ritchie qui n’a pas oublié l’ambiance de l’époque anglaise des années 1890 aux travers de décors sombres et lugubres. Les nouvelles aventures de Sherlock Holmes et de son complice, Dr. Watson s’avère plus corsée que jamais et ils vont devoir déjouer un complot régnant dans les plus hautes sphères du parlement britannique.
Là, où aucune énigme ne leur échappe aux travers de leurs nombreuses enquêtes.
Leur arme : un sens aigu de l’observation et de la déduction, une
érudition et une curiosité tous azimuts… Mais une sérieuse menace plane aujourd’hui sur Londres, et c’est exactement le genre de challenge dont notre homme a besoin pour ne pas sombrer dans l’ennui et la mélancolie.
Après qu’une série de meurtres rituels a ensanglanté Londres, Sherlock Holmes et Watson réussissent à intercepter le coupable : Lord Blackwood. A l’approche de son exécution, ce sinistre adepte de la magie noire annonce qu’il reviendra du royaume des morts pour exercer la plus terrible des vengeances.
La panique s’empare de la ville après l’apparente résurrection de Blackwood. Scotland Yard ne sait plus où se mettre, et donne le privilège à Sherlock Holmes pour se lancer sur les traces de ce meurtrier d’une légendaire et implacable intelligence et de grandes compétences…
Tout commence où lorsque Sherlock Holmes et Watson démarrent au quart de tour avec des pirouettes bien enchainées pour arriver dans des sous-sols lugubres. Et là, l’histoire prend forme, les deux personnages nous jouent leur petit numéro de duettiste aux travers de quelques passe-passes et une musique bien amusants. Ils découvrent ainsi un ennemi bien plus redoutable qu’ils l’imaginent et vont devoir utiliser subtilement leur intelligence et finesse pour déjouer ces plans…
Cet individu, du nom de Lord Blackwood (Mark Strong), pratique de la magie noire et se révèle surprenant dans chacun de ses plans. Il devient imprévisible où tout est minutieusement orchestré de sa condamnation à sa résurrection (parmi les vivants). Semant la terreur sur Londres, il devient l’ennemi public n°1 de Scotland Yard grâce à ses numéros diaboliques lorsqu’il se trouve face à ses victimes. Il les orchestre brillamment et le peu d’indice qu’il laisse derrière lui, va donner du fil à retordre pour le détective et son complice. Indécelable ? Non, puisque ces derniers ont un don surprenant, leur sens de l’observation totalement aiguisé parvient à retrouver la trace de cet adversaire démoniaque et sont très loin d’imaginer ce qu’ils leur attend…
Et c’est là que Jude Law renforce grossièrement et exagérément le trait du personnage de Sherlock Holmes. Nous retrouvons les habitudes de ce personnage flegmatique où lorsqu’il fait usage de sa pipe, et encore, il devient parfois d’une arrogance extrême face à son ami Watson (Robert Downey Jr.) et sa fiancée, Mary Morstan (Kelly Reilly).
Son personnage est également d’une extravagance lorsqu’il trouve un indice et fait ses déductions qui peuvent paraitre bizarres. Il est encore plus étonnant dans la mise en scène de ses enquêtes farfelues parce qu’il lui faut souvent peu. Comme dans la série Mentalist sur TF1, il adore observer les lieux et objets pour tirer des conclusions. Cette drôle de manière d’enquêter apporte à son personnage profondeur et finesse, où tout est parfaitement orchestré par l’ennemi, et dont il ne sait (presque) rien et avance sur des chemins remplis d’embûches.
Quant au personnage de Watson, Robert Downey Jr. parait moins saugrenu et donne à son personnage plus de relief que son ami Holmes. On aurait adoré entendre la réplique culte, “ Élémentaire, mon cher Watson ! ”, l’impact aurait été encore plus fort dans les différentes confrontations. Mais ce n’est pas oublier les décors sombres et costumes réussis dans un Londres entièrement reconstitué ! On y découvre ainsi les habitudes des gens, les rues pavées, les chevaux, et bien sûr toute l’aristocratie anglaise qui dirige le pays…
Je n’oublie pas le personnage d’Irene Adler (Rachel McAdams), sur qui le détective et docteur ne savent pas grand-chose. Apportant une certaine fraicheur et de la sensualité, elle va succomber au charme de Sherlock Homes (cherchez bien la scène).
Enfin, la musique est envoûtante et donne de l’intensité dans les confrontations de Jude Law et Robert Downey Jr. qui jouent avec autant de finesse que d’élégance. L’adaptation semble (assez) réussie, elle mélange subtilement action, mystère et aventure dans une formidable investigation extravagante…
La bande-annonce se trouve sur cette page.
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Merci Zirko de ton avis sur mon blog. En tout cas ton site est vraiment bien organisé et structuré. Je ne manquerai pas de le visiter pour y participer.
J’ai bien aimé ce film et je trouve que Guy Ritchie revisite bien le mythe Sherlock Holmes.
Cependant je trouve que les énigme sont trouvées bien trop rapidement.
Le duo d’acteurs est très bon et complémentaire.
Vivement la suite !