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The Box, critique

Note de l'auteur

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Tout dépend de la réponse qu’on va accorder au film de Richard Kelly, sorti le 4 novembre 2009 ? A mon sens, presque rien, je n’ai jamais vu un film aussi décevant que The Box de part la lenteur de l’intrigue qui nous présente d’emblée les personnages avec une idée déjà toute trouvée. Norma (Cameron Diaz) et son époux (James Marsdenet) mènent une vie paisible dans une petite ville des Etats-Unis jusqu’au jour où une mystérieuse boîte est déposée devant leur domicile. Quelques jours plus tard, se présente l’énigmatique Arlington Steward (Frank Langella) qui leur révèle qu’en appuyant sur le bouton rouge de la boîte, ils recevraient 1 000 000 $, mais cela entraînerait la mort d’un inconnu…

Tout ressemble à une énorme farce de la part de cet individu grotesque, mystérieux avec une face à moitié limée, comme si il lui manquait un (sacré) bout de la joue. Il n’est vraiment pas beau, mais peu importe, l’enjeu est de rigueur. Ne s’agissant pas d’une blague, la décision appartient donc à ce petit couple tranquille qui va devoir y répondre très vite, sinon la “Box” sera reprogrammée pour un autre couple qu’ils ne connaissent pas…

Avec The Box du réalisateur marginal et virtuose Richard Kelly, on retrouve les obsessions existentielles et ésotériques qui ont fait de ses oeuvres Donnie Darko et Southland Tales de véritables films cultes. Emmené par les comédiens Cameron Diaz et James Marsden, étonnants de grâce et d’ambiguïté, ce thriller atteint un savant équilibre, menaçant à chaque plan de basculer dans un univers fantastique inquiétant. Balayant le spectre de la science-fiction, de la littérature, à la bande dessinée, en passant par le cinéma, Richard Kelly se réapproprie ici quelques morceaux choisis de l’imaginaire collectif pour sonder avec une redoutable efficacité nos angoisses les plus refoulées. Conteur visionnaire, le cinéaste conjugue avec talent innovation et classicisme, retranscrivant de façon sensorielle le cauchemar de ses personnages tout en distillant un suspense magnétique.

Comme annoncé ci-dessus, le réalisateur exploite son film avec un sens imaginaire pour imposer un rythme soutenu. Tout est placé minutieusement, le choix des plans, de la caméra qui balaye les moindres décors, objets et sentiments où tout est là pour faire augmenter la tension. Car à l’appui de ce bouton, les deux protagonistes sont très loin d’imaginer les conséquences de leur terrible geste, tout va s’écrouler autour d’eux où personne ne sortira indemne.

C’est là le problème, Richard Kelly, fidèle à lui-même, offre un film parfaitement étrange qui aurait du sortir du cerveau de David Lynch. Le scénario, l’histoire sont des idées originales mais ils basculent trop vite dans un monde mystique à la limite du compréhensible. Le film est prenant mais relativement mou, sans saveur car la confusion des genres semble faire partie de cette histoire impénétrable. La dernière oeuvre perd le spectateur au détriment d’images dépourvues d’intérêt. On s’ennuye presque et on n’a du mal à tout bien saisir, l’enquête du couple sur ce mystérieux individu. Qui est-il vraiment ? Quelle sont ses motivations ? Pourquoi ?

Afin de ne pas s’enliser dans la confusion des genres, Richard Kelly instaure une certaine ambiance mystérieuse à son film grâce à une atmosphère pesante, particulière qui donnent aux protagonistes une âme et les justifications nécessaires d’aller au bout de leur démarche.  De plus, la photographie et la mise en scène sont assez réussies.

Quant au mystérieux individu, Frank Langella peut paraitre décontenancé à l’image de ce vieil homme qui ne ressemble pas à grand chose avec son visage complètement limé. Il débarque dans la vie de ce couple, d’ailleurs, personne n’est capable de dire  véritablement son origine. Probablement de la planète Mars ? Qui sais-je ? Son apparition n’est pas un hasard, mais incitera à la grande prudence de part cette boite. Qui osera le croire lorsqu’on appuiera sur un bouton, le mal se répendra ? Qu’il y’a t’il dans cette boite ? Rien, juste un carton ? Je reste sceptique, le film aurait dû davantage développé la théorie Martiennes, les Martiens ou non car nous ne savons juste qu’ils contrôlent la foudre. Ok, c’est bien…
Et, puis, s’ensuit la sempiternelle fin du monde, des êtres d’une intelligence supérieure à la nôtre qui vont élimer la population humaine (la vraie) parce qu’il n’y a rien de bon dans l’Homme. Terriblement pathétique de la part de cette race supérieure, non, sans blague… Cette dernière aurait dû l’appeler Eve parce que c’est elle qui a tout déclenché et restera dans une douleur, à moins de sauver son enfant, victime d’un lourd handicap. Doublement pathétique (sens ironique).

Puis le reste du casting, Cameron Diaz et James Marsden sont assez saisissants, l’un est enseignante et l’autre chercheur à la Nasa. Ils sont un couple sans histoire, ils ont l’air heureux avec leur jeune garçon mais… ils vont devenir troublants lorsque le bouton sera déclenchés. Leur comportement va changer dans cette investigation parfaitement maitrisée par un rythme soutenu dont nous ne comprenons difficilement la teneur de cette histoire.

Enfin, Richard Kelly nous offre un film très brouillon dont le final est logique mais demeure inabouti et confus. Il impose, cependant, toute la retenue d’un couple, bien souvent oscillé entre le bien et le mal. Voilà, la thématique du film qui aurait due être plus simple…

1 réponse

  1. Un film qui parait intéressant mais j’ai un peu de mal avec Cameron Diaz…

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