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	<title>Cinematon &#124; Critique de films &#187; Armin Mueller-Stahl</title>
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		<title>David Fincher joue avec nos nerfs dans The Game !</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Jan 2011 23:03:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>William</dc:creator>
				<category><![CDATA[Test DVD, Blu-Ray, VoD]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>
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		<description><![CDATA[Qu&#8217;il y&#8217;a t&#8217;il de mieux pour commencer la semaine après avoir vu le nanar des templiers dimanche après-midi ? Comment définir un film par un scénario sans faille, un univers angoissant et une tension palpable pour garder le suspens jusqu&#8217;au bout ? D&#8217;abord, l&#8217;idée est venue de la chaine ARTE de diffuser en première partie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Qu&#8217;il y&#8217;a t&#8217;il de mieux pour commencer la semaine après avoir vu <a href="http://www.cinematon.fr/nicolas-cage-est-le-dernier-des-templiers-le-nanar-du-dimanche/" target="_blank">le nanar des templiers</a> dimanche après-midi ? Comment définir un film par un scénario sans faille, un univers angoissant et une tension palpable pour garder le suspens jusqu&#8217;au bout ? D&#8217;abord, l&#8217;idée est venue de la chaine <em>ARTE </em>de diffuser en première partie de soirée l&#8217;un des films de David Fincher, <strong><span style="text-decoration: underline;">The Game</span></strong> ! <a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/Gaff1799657979.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-15446" title="Gaff1799657979" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/Gaff1799657979-212x300.jpg" alt="" width="170" height="240" /></a>Après avoir vu <a href="http://www.cinematon.fr/the-social-network-la-revanche-dun-solitaire/" target="_blank">The Social Network</a> plusieurs fois, n&#8217;arrivant pas oublier comment un tel réalisateur pouvait réaliser un final parfait avec<strong> un montage hallucinant, une mise en scène impeccable</strong> et<strong> une direction d&#8217;acteur parfaite</strong>, je me suis laissé porter par un thriller d&#8217;une très grande classe qui aborde les thèmes de l&#8217;identité et de la vitesse, et dont la phrase de Saint-Paul illustre bien l&#8217;idée du film : « <strong>Ce monde tel que nous le voyons est en train de passer</strong> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le départ. Un homme, <strong>Nicholas Van Orton (Michael Douglas)</strong>, riche, célibataire, héritier de l&#8217;empire financier de son paternel, possède un immeuble et une gigantesque demeure où il vit sur les hauteurs de San Francisco. Il est joueur de squash, porte des « costumes-cravates » toute la journée, conduit sa belle voiture aux vitres fumées et sa vie est réglée au millimètre, manquant parfois de fantaisie. La mise en scène est impeccable, elle nous présente un environnement véritablement assuré par un certain nombre important de cadres fixes ou remplis de droites, révélant ainsi un monde parfaitement trop carré. Nicholas y vit en toute sécurité. Il le sait. Il se dit heureux et contrôle pleinement son petit univers jusqu&#8217;au jour où son frère lui offre un présent à quelques heures de son anniversaire. <span id="more-15443"></span>Nicholas Van Orton a 48 ans. Son père s&#8217;est donné la mort à l&#8217;âge de 48 ans, lorsque son fils n&#8217;était encore qu&#8217;un enfant. Et, pourtant, il semble ne pas avoir oublier un passé douloureux.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est pourquoi<strong> Conrad Van Orton (Sean Penn)</strong>, le frère cadet du PDG, intervient en tant qu&#8217;élément perturbateur. Il vient et bouleverse l&#8217;ordre des choses. <a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/the-game-1997-4550-1865063527.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-15447" title="the-game-1997-4550-1865063527" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/the-game-1997-4550-1865063527-300x220.jpg" alt="" width="240" height="176" /></a>Ce cadeau est, pour lui, un petit jeu amusant comme le souligne clairement le titre du film. Mais celui-ci porte la signification d&#8217;un sens bien plus subtil et intelligent qu&#8217;on ne peut difficilement imaginer. Dès cet instant, une mise en scène implacable et une musique saisissante se déploient dans un thriller tortueux et renforcent la « parano » et l&#8217;angoisse du protagoniste principal sans que l&#8217;on y puisse grand chose. D&#8217;ailleurs, les méthodes y sont radicales, d&#8217;abord l&#8217;intrusion dans sa demeure, puis glissement dans sa vie privée et publique. L&#8217;ensemble d&#8217;un stratagème psychologique se déploie pour masquer les indices et permet à <strong>David Fincher de jouer efficacement avec nos nerfs.</strong> Le film bascule vers le côté obscur de la farce, un véritable cauchemar pour un homme d&#8217;affaire à qui la réussite professionnelle et personnelle apparaissent comme un « jeu » de miroir, appuyé sur des faux-semblants.<strong> Manipulation, angoisse, paranoïaque, dissimulation, David Fincher réinvente le thriller en tout genre !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Puis, le réalisateur nous impose intelligemment sa propre vision : <strong>est-ce un jeu ou une réelle menace </strong>? Les réponses se traduisent par des scènes où le point de vue d&#8217;un Michael Douglas désabusé, défait, ne laisse aux spectateurs qu&#8217;un minimum de recul pour déjouer les plans d&#8217;une organisation mystère. <a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/the-game-1997-4550-416398178.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-15448" title="the-game-1997-4550-416398178" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2011/01/the-game-1997-4550-416398178-300x199.jpg" alt="" width="240" height="159" /></a>Les circonstances poussent Nicholas à se surpasser, prendre des risques jusqu&#8217;à tout perdre et revivre allégoriquement d&#8217;un cercueil situé dans un cimetière mexicain. Il imagine déjà sa mort lorsqu&#8217;il saute d&#8217;un toit d&#8217;un immeuble après avoir pensé qu&#8217;il avait tué son frère, et passe au travers d&#8217;un vitrage pour terminer sa cascade dans un énorme matelas gonflable.</p>
<p style="text-align: justify;">La vie peut être considérée comme un simple « jeu » plus ou moins amusant, plus ou moins drôle, plus ou moins grave. <strong>David Fincher</strong> joue avec les codes du genre et nous propose un film à tendance paranoïaque où tout est possible. Rien n&#8217;est grave, il s&#8217;agit juste d&#8217;un simple canular, un décor fantasque où les évènements qui surviennent sont catharsis. Mais, selon Pascal, philosophe français du XVIIè siècle, « <strong>tout le malheur des hommes vient d&#8217;une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre</strong> ». A la fin, au-delà du générique, la vie continue pour Nicholas et cette jeune femme blonde.</p>
<p style="text-align: justify;">En bref, l&#8217;intérêt et la force d&#8217;un David Fincher sont jugés dans l&#8217;efficacité d&#8217;un genre de film qui se caractérise par une mise en scène infaillible, nerveuse et d&#8217;une intrigue dont personne n&#8217;a nul besoin de connaitre l&#8217;identité des manipulateurs, seule l&#8217;évolution de la traque à la recherche d&#8217;indices même imperceptibles, est intéressante. On cherche encore moins le fautif de l&#8217;histoire, à savoir Michael Douglas, est-ce une victime ou l&#8217;enfant gâté ? Est-ce un jeu ou une réalité qu&#8217;il refusait de voir, s&#8217;empêchant ainsi à son personnage d&#8217;avancer ?<strong> Peu importe, le seul élément nécessaire est de participer pour mieux se faire balader magistralement par le maître Fincher. La classe d&#8217;un grand thriller à voir !</strong></p>
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		<title>David Cronenberg et Viggo Mortensen tiennent leurs promesses de l&#8217;ombre</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 18:51:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BMWC</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après l&#8217;excellent A History of Violence, le réalisateur canadien David Cronenberg retrouvait l&#8217;acteur Viggo Mortensen pour un nouveau polar décrivant la mafia russe implantée à Londres. Parmi les chefs-d&#8217;oeuvre de l&#8217;année 2007, Les Promesses de l&#8217;Ombre (Eastern Promises en anglais) a notamment été nominé (mais non récompensé ?!) au César du meilleyur film étranger et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après l&#8217;excellent<strong> <em>A History of Violence</em></strong>, le réalisateur canadien <strong>David Cronenberg</strong> retrouvait l&#8217;acteur <strong>Viggo Mortensen</strong> pour un nouveau polar décrivant la mafia russe implantée à Londres. Parmi les chefs-d&#8217;oeuvre de l&#8217;année 2007, <strong>Les Promesses de l&#8217;Ombre</strong> (Eastern Promises en anglais) a notamment été nominé (mais non récompensé ?!) au César du meilleyur film étranger et primé au festival de Toronto et aux Genie Awards (équivalent canadien des Oscars). Belles récompenses donc pour l&#8217;un des plus grands films de mafia de ces dernières années.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Bouleversée par la mort d&#8217;une jeune fille qu&#8217;elle aidait à accoucher, Anna tente de retrouver la famille du nouveau-né en s&#8217;aidant du journal intime de la disparue, écrit en russe. En remontant la piste de l&#8217;ouvrage qu&#8217;elle tente de faire décrypter, la sage-femme rencontre Semyon. Elle ignore que ce paisible propriétaire du luxueux restaurant Trans-Siberian est en fait un redoutable chef de gang et que le document qu&#8217;elle possède va lui attirer de sérieux problèmes&#8230; Pour Nikolai, chauffeur et homme de main de la toute-puissante famille criminelle de l&#8217;Est, c&#8217;est le début d&#8217;une remise en cause. Entre Semyon et son fils Kirill, prêts à tout pour récupérer le journal, et l&#8217;innocente Anna, sa loyauté va être mise à rude épreuve. Autour d&#8217;un document qui se révèle de plus en plus explosif, plusieurs vies sont en jeu, dont la sienne, alors que se déchaînent les meurtres et les trahisons dans la famille comme dans la ville&#8230;</p>
<p style="text-align: right"><em>(source : Allociné)</em></p>
</blockquote>
<div id="attachment_3983" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2009/09/18837294_w434_h_q801.jpg"><img class="size-medium wp-image-3983" title="18837294_w434_h_q80[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2009/09/18837294_w434_h_q801-300x199.jpg" alt="Kiril (Vincent Cassel) et Nikolaï (Viggo Mortensen) se la coulent douce dans un bordel de Londres." width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Kiril (Vincent Cassel) et Nikolaï (Viggo Mortensen) se la coulent douce dans un bordel de Londres.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les Promesses de l&#8217;Ombre</strong> est avant tout un grand film d&#8217;acteurs :<span id="more-3912"></span> en effet, bien que tous les personnages soient russes, tous les acteurs sont d&#8217;une autre origine ! Anglaise, <strong>Naomi Watts</strong> éblouie par sa tendresse et permet sans mal l&#8217;identification du spectateur pour celle qui représentera la normalité dans ce monde de brutes. Allemand, <strong>Armin Mueller-Stahl</strong> devient vite terrifiant dans son rôle de parrain. Français, <strong>Vincent Cassel </strong>est d&#8217;une dangereuse ambiguïté et interprète solidement le chien fou de la bande. Le réalisateur polonais <strong>Jerzy Skolimowski</strong> a quant lui un rôle particulier dans lequel il excelle tout autant : d&#8217;abord personnage comique pour contrebalancer la noirceur du film, il se montrera bientôt beaucoup moins drôle, rattrapé par les horribles événements.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la palme revient bien évidemment à l&#8217;américain <strong>Viggo Mortensen</strong> qui, habillé de somptueux costumes Armani, fait preuve d&#8217;un charisme si évident qu&#8217;il éclipserait presque tous les autres acteurs ! Avec un délicieux accent russe, il est parfois effrayant, parfois étonnamment réconfortant et toujours d&#8217;une grande classe, jusque dans la scène où il se bat nu dans un hammam, scène particulièrement éprouvante de par sa violence. Avec une nomination à l&#8217;Oscar du meilleur acteur amplement méritée (mais la compétition était rude face à Daniel Day-Lewis), Mortensen trouve dans son incarnation de mafieux russe plus vraie que nature (dû à des recherches très riches) son meilleur rôle depuis le bouleversant <strong>The Indian Runner</strong> (1991) de Sean Penn.</p>
<div id="attachment_3984" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2009/09/18837289_w434_h_q801.jpg"><img class="size-medium wp-image-3984" title="18837289_w434_h_q80[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2009/09/18837289_w434_h_q801-300x199.jpg" alt="Nikolaï Luzhin, un mafieux russe particulièrement terrifiant..." width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Nikolaï Luzhin, un mafieux russe particulièrement terrifiant...</p></div>
<p style="text-align: justify;">Mais <strong>Les Promesse de l&#8217;Ombre</strong> est par ailleurs un très grand film et un nouveau sommet dans la filmographie de David Cronenberg qui, de <strong>Dead Zone</strong> à <strong>Crash</strong> en passant par <strong>La Mouche</strong> ou <strong>Le Festin Nu</strong>, en compte déjà beaucoup. Le film est tout à fait saisissant par sa description précise de la mafia, tout en restant purement dans le style de Cronenberg.</p>
<div id="attachment_3985" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2009/09/18984240_w434_h_q801.jpg"><img class="size-medium wp-image-3985" title="18984240_w434_h_q80[1]" src="http://www.cinematon.fr/wp-content/uploads/2009/09/18984240_w434_h_q801-300x199.jpg" alt="Nikolaï en pleine discussion avec le parrain Semyon (Armin Mueller-Stahl) : l'ascension approche..." width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Nikolaï en pleine discussion avec le parrain Semyon (Armin Mueller-Stahl) : l&#39;ascension approche...</p></div>
<p style="text-align: justify">Celui-ci expose en effet une mafia encore inédite : terrifiante, impitoyable, sans aucune valeur familiale comme chez les siciliens, et surtout qui ne reculera devant rien pour étouffer ses crimes. En insistant bien sur le fait qu&#8217;il est nécessaire de renier sa propre famille pour rejoindre la confrérie criminelle, Cronenberg construit une mafia exilée mais réellement autonome, en marge de tout système social. Il insiste également sur ces tatouages inscrits sur les corps des mafieux, source d&#8217;une longue recherche heureusement jamais pesante sur le film. Ces tatouages, servant de langage crypté pour les mafieux, instaurent véritablement un ordre caché et qu&#8217;il est très dangereux de vouloir mettre à jour, comme le découvrira le personnage de Naomi Watts.</p>
<p style="text-align: justify">Tout ce petit monde peu recommandable opère dans un Londres sans Big Ben ni touristes, mais au contraire plongée, froide, dans la nuit pluvieuse. Magnifiquement éclairée par <strong>Peter Suschitsky</strong>, la ville a droit à bon nombre de plans contemplatifs somptueux de Cronenberg qui en fait une ville complètement désincarnée et désemparée, conquise par une force obscure contre laquelle la police ne lutte que difficilement. Quand David Cronenberg s&#8217;intéresse à la mafia, il la montre donc aussi sombre, dangereuse et répugnante qu&#8217;elle puisse être. Rarement le crime organisé n&#8217;aura été si pétrifiant au cinéma, et peut-être même aussi parfaitement décrite&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.cinematon.fr/david-cronenberg-et-viggo-mortensen-tiennent-leurs-promesses-de-lombre/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
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