Un jour, critique
Edimbourg, juillet1988. A l’issue de la remise des diplômes, Emma et Dexter, deux étudiants que tout oppose, passent la nuit ensemble. D’origines modestes, elle est charmante, drôle, intelligente, tient à certains principes et manque d’assurance. Lui vient d’un milieu aisé, est séduisant, désinvolte, frivole et suffisant. Commence alors une histoire d’amitié improbable, une drôle d’histoire d’amour su
r près de vingt ans que chacun va vivre de son côté… comme pour mieux se retrouver.
Adapté du best seller éponyme de David Nicholls (qui signe le scénario), Un jour est une comédie romantico-dramatique qui retrace une histoire d’amour dans toute sa complexité, mêlant évidence et contradictions. L’histoire évolue à mesure que les personnages grandissent : choix de vie, projets, désillusion,
nostalgie, égarement, espoir, réalisation… Pendant vingt ans, « Em » et « Dex » ne cesseront de se chercher, incapables de s’avouer leurs sentiments, incapables de vivre l’un sans l’autre.
Une histoire d’amour impossible sublimée par la mise en scène délicate de Lone Scherfig (Une Education) et par le jeu tout en finesse de ses acteurs : Anne Hathaway, éblouissante, nous fait fondre tandis que Jim Sturgess – aussi adora
ble que détestable – révèle une palette de jeu aux nuances les plus variées qu’il manie avec maestria.
Le cœur vibre, palpite, se brise, cicatrise pour battre la chamade de plus belle. Dans la lignée de N’oublie jamais, Un Jour est un film bouleversant qui donnerait bien envie de (re)tomber amoureux…
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Un Jour est une romance tout ce qu’il y a de plus classique, fragmentée par un choix de narration amusant : on ne verra de l’évolution du couple que la date anniversaire de leur première nuit (ratée) ensemble. Sympathique mais pas folichon : Emma et Dexter jouent l’éternel jeu du chat et de la souris et n’arrivent pas à dépasser les clichés du genre.