Yvan Attal et Clovis Cornillac jouent dans un thriller d’Eric Barbier
Sorti depuis le 10 janvier 2007, la chaine France 2 a eu l’originalité de diffuser le film où plutôt un thriller noir, Le Serpent d’Eric Barbier dans lequel Yvan Attal, photographe, est victime d’une machination et voit sa vie partir en vrille…
L’histoire de Vincent Mandel (Yvan Attal), photographe, la quarantaine et père de famille en instance de divorce, passe plus de son temps dans son studio de photo que dans sa villa de banlieue. Avec Hélène (Minna Haapkyla), héritière, rien ne va plus. Les sentiments ont mis les voiles. Hélène voudrait en faire autant, avec leurs deux enfants. A l’issue d’une séance photo avec un mannequin, la séance dérape. Le lendemain, deux inspecteurs de police embarquent Vincent…
Sa vie commence à s’effondrer à cause d’une manipulation exercée par un ancien camarade de classe, Joseph Plender (Clovis Cornillac). Meurtre, enlèvement et chantage vont conduire Vincent dans une course effrénée pour battre Plender à son propre jeu, et dont personne ne sortira indemne (ou presque)…
Eric Barbier et le scénariste, Trân Minh Nâm ont eu l’idée de structurer le film en miroir : tout ce que Plender fait subir au photographe Vincent Mandel, ce dernier le fait subir au méchant dans la deuxième partie du film. Le réalisateur avoue que cela a pris beaucoup de temps avant de trouver “l’oeil pour l’oeil et la dent pour la dent“.
Intéressant comme structure, ce qui nous permet de suivre la descente aux enfers de Vincent Mandel dans ce thriller angoissant et noir. Tout est fait pour ce que sa vie parte en vrille entre son divorce, garde à vue et une ambiance frissonnante. Ca donne la chair de poule, rien qu’à voir Plender (alias Clovis Cornillac) dans un rôle de barbare “atroce”, est étonnant et apporte davantage du suspens parce qu’il donne à son jeu de l’improvisation. Il surprend tout le monde, là où on ne l’attend pas forcément. On se croirait dans un film d’Alfred Hitchcock où l’on redécouvre Psychose et Sueurs froides.
Quant à Yvan Attal, il impressionne dans le rôle de ce photographe frustré qui va devoir faire face à un adversaire très redoutable et malin. Il va devoir usé de patience pour le prendre à son propre piège. Et c’est sans oublier sur la présence charismatique d’un Pierre Richard en avocat désabusé… Les différentes confrontations entre Cornillac et Attal sont relativement intéressantes, elles expriment bien l’univers du film, un univers très glauque au suspens intenable où rien n’est laissé au hasard. Tout est minutieusement choisi, les spectateurs sont pris au piège, rien que de voir les cadrages serrés et une musique haletante donnant le rythme à ce thriller psychologique.
http://www.dailymotion.com/videoxtm3n
Grâce à leur performance, Yvan Attal et Clovis Cornillac redonnent vie à l’ambiance très hitchcockienne. Merci.






13 octobre 2009 à 17 h 22 min
Lorsque j’ai vu ce film , je l’ai trouvé nettement mieux que je ne le pensais , n’aimant pas comme acteur Cornillac , agréable surprise !
Je souhaiterais savoir si l’histoire vient d’un livre , et quel est son auteur .
Merci
13 octobre 2009 à 17 h 55 min
Bonjour Pascale,
En fait le film est l’adaptation du roman de Ted Lewis sous le nom de Plender. Eric Barbier avait découvert l’univers de l’auteur dans le roman Get Carter, adapté au cinéma par Mike Hodges. Le livre est sorti dans les bacs depuis le 3 janvier 2007 et est vendu par Amazon pour 8,55 € (cf. Amazon).
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